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Malgré sa condamnation, Monsanto plaide pour une réduction de peine

En juin dernier, le groupe américain Monsanto était condamné à verser une amende de 290 millions de dollars à Dewayne Johnson, un citoyen américain atteint d’un cancer en phase terminale. Au terme d’un procès de plusieurs semaines, la justice américaine rendait un verdict clair et précis : Monsanto est coupable de ne pas avoir informé le jardinier de la dangerosité du Round Up. Au-delà de la reconnaissance qu’elle apportait à M. Johnson, cette décision était d’autant plus symbolique que l’institution américaine reconnaissait enfin la propriété cancérigène de cet herbicide au glyphosate que Monsanto vend aux quatre coins du monde.

Le géant de l’agrochimie ne compte pas s’avouer vaincu. Il a en effet plaidé ce mercredi 10 octobre devant un tribunal californien afin de se voir accorder une réduction de peine : Monsanto espère obtenir une minoration des dommages et intérêts qu’il doit verser à Dewayne Johnson.

La société américaine a notamment demandé à Suzanne Bolanos, magistrate du tribunal, d’annuler la partie de l’amende infligée “pour l’exemple”. Si elle venait à être acceptée, cette requête permettrait à Monsanto d’économiser quelques 250 millions de dollars.

Mme Bolanos a mis sa décision en délibéré, sans préciser cependant dans quel délai sa décision serait rendue.

Reste que les jurés en charge du procès en première instance avaient condamné Monsanto en raison de la “malveillance” avec laquelle la société avait agi. Le premier procès avait en effet permis de reconnaître le danger que représente les désherbants grand public Round Up : les jurés avaient estimé que ces produits chimiques toxiques avaient “considérablement” contribué à la maladie de Dewayne Johnson.

Malgré la première condamnation, l’avocat de Monsanto a estimé mercredi que les preuves présentées en première instance n’étayaient pas la condamnation. Il reproche également l’avocat de M. Johnson d’avoir exhorté les jurés à “donner une leçon à l’entreprise” en rendant leur verdict.

“Le message qui avait été envoyé à ce jury était qu’il fallait regarder au-delà du cas de M. Johnson et qu’on pouvait aborder des sujets qui soi-disant intéressent la société”, a expliqué George Lombardi au tribunal californien.

“Nous avons un jury qui a bien compris et qui a bien agi. Nous devons respecter le verdict”, a pour sa part estimé Michael Miller, l’avocat de M. Johnson.

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