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Le douzième atelier français de maroquinerie de la célèbre marque de luxe française vient d’être inauguré en présence d’Eric Besson, ministre de l’industrie. Implanté sur les hauteurs du petit village de Marsaz (Drôme), cet atelier géant (NDLR : site de plus de huit mille mètres carrés dont quatre mille cinq cents mètres carrés d’atelier) sera essentiellement dédié à la fabrication de sacs à main. Le site remplace l’ancien situé à saint-Donat depuis 1977 (Puy-de-Dôme). C’est désormais un atelier flambant neuf qui devrait permettre au maroquinier de luxe de continuer à répondre à une demande grandissante puisque cette nouvelle implantation devrait permettre d’augmenter la capacité de production de 50 % par rapport au site qu’il remplace.
Avec un chiffre d’affaires en hausse de 15 % l’an passé, la marque avait du fermer provisoirement ses boutiques françaises entre octobre et décembre dernier une heure plus tôt en raison d’un manque de stock. Yves Carcelle, Président de Louis Vuitton a reconnu que « les stocks étaient au plus bas ». Ce nouveau site n’a pas été choisi au hasard, vue imprenable sur le Vercors et sur le Mont Ventoux, cette nouvelle usine devrait offrir un « cadre de vie exceptionnel » aux employés selon Mr Carcelle. En effet, selon Emmanuel Mathieu, directeur industriel de la société qui s’est exprimé dans les colonnes du Figaro, ce sont trois cents personnes qui devraient être embauchées d’ici la fin de l’année. Cette usine s’est dotée de nombreux atouts, environnementaux en premier lieu. En effet, le site dispose d’un immense toit végétal en arc de cercle qui se confond parfaitement avec la colline. Ce nouveau site, imaginé par les architectes Gilles Carnoy et Grégoire Gilliot, s’étend sur une superficie de plus de cinq hectares et se veut avant tout être un modèle exemplaire en matière de développement durable. Les énergies renouvelables sont à l’honneur avec des panneaux photovoltaïques et autres pompes à chaleur mis en service sur le site. Epuration végétale des eaux usées, optimisation de la lumière naturelle dans l’atelier, récupération des eaux de pluie, etc.

Le bâtiment a été conçu pour « réduire au maximum l’impact environnemental » comme l’a souligné Mr Carcelle dans les colonnes du magazine Usine Nouvelle. Même si le montant des investissements financiers n’a pas été dévoilé au public, Mr Carcelle insiste sur la volonté du groupe de s’installer dans un environnement calme et rural tout en respectant le paysage du lieu : « C’est dans la tradition des manufactures de Louis Vuitton depuis l’origine », ajoute-t-il. Du côté de la fabrication, même si le groupe de luxe reste fidèle à des méthodes traditionnelles et manuelles, Louis Vuitton embauche environ cent cinquante maroquiniers par an, des techniques automatisées apparaissent depuis peu concernant l’étape de la coupe en elle-même. A Marsaz, des équipes polyvalentes composées de huit maroquiniers vont ainsi travailler ensemble à l’assemblage d’un seul sac comme pour l’automobile, c’est ce qu’on appelle une organisation en lean manufacturing. Grâce à ce système mis en place depuis trois ans, la marque a pu dégager 10 % de production supplémentaire.
Avec une usine tournée vers les énergies renouvelables, le développement durable et réorganisée en interne, Louis Vuitton devrait à nouveau pouvoir satisfaire toutes les accros de la marque.

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