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Lombricompostage : mode d’emploi

Lombricompostage : mode d’emploi

Même si vous habitez en ville et que vous ne disposez que d’un tout petit espace extérieur, vous pouvez aussi faire du compost vous-même. Voici quelques conseils pour devenir un pro du lombri-compostage.

C’est un fait : nos poubelles débordent de déchets. Nous produisons en effet trente et une millions de tonnes de déchets ménagers par an, soit trois cent quatre vingt dix kilos par habitant. Il y a pourtant un moyen à la portée de tous pour tenter de réduire ses déchets ménagers : le lombri-compostage. Celui-ci permet de réduire jusqu’à 40% le poids de la poubelle en recyclant tous les déchets « verts ». Pour y parvenir, il suffit de s’équiper d’un lombricomposteur prêt à l’emploi et qui coûte entre quatre-vingt et cent quatre-vingt euros et que vous pouvez trouver par exemple sur notre boutique en ligne. Pas d’odeur, encombrement limité, ergonomie, simplicité d’entretien, respect de l’environnement : l’investissement est judicieux à tous égards.

Si vous décidez de vous lancer vous même, que vous avez l’âme d’un bricoleur et que vous produisez environ un kilo de déchets de cuisine lombri-compostables par semaine, il faut un bac de trente centimètres de hauteur, trente centimètres de largeur et soixante centimètres de longueur. Il faut également se procurer des vers, en général des vers rouges de fumier Eisenia foetida, de pêche ou de terreau, disponibles dans des magasins de pêche ou en grande surface multisports. Rappelons qu’ils minéralisent les matières organiques et produisent rapidement un excellent compost qui peut être utilisé par la suite comme engrais pour les plantes. Afin de déterminer la quantité de vers nécessaires, pesez pendant quelques jours les déchets que vous produisez. En général, il faut compter cinquante vers pour cent grammes de déchets par jour.

Préparez votre lombricomposteur

L’installation d’une litière au fond du bac de compostage – et qui devra être placée sous et sur la nourriture, pour éviter la prolifération des mouches et favoriser la conservation de l’humidité – est indispensable. Pour ce faire vous pouvez utiliser du papier journal déchiré, de la paille ou de fins copeaux de bois. Mettez les vers dans cette litière et laissez les petites bêtes s’acclimater à leur nouvel environnement pendant une semaine. Il faut également maintenir une bonne humidité pour obtenir un rendement efficace.

Les vers mangent toutes sortes d’épluchures comme celles des légumes, des fruits, des restes de repas, des miettes de pains, des coquilles d’œufs broyées, du marc de café, du thé etc. En revanche ils n’apprécient pas les plats trop épicés ou salés, les restes de viande, les produits laitiers, les agrumes, l’ail et les oignons. Les déchets, eux, doivent être disposés en petits morceaux afin de faciliter et d’accélérer la dégradation.

Le compost obtenu doit avoir une odeur d’humus. Si une odeur nauséabonde sort du bac c’est anormal et cela peut signifier que la masse travaillée est trop haute, or il ne faut pas plus d’une vingtaine de centimètres. Trop d’humidité peut par ailleurs provoquer la fermentation des déchets, et s’il apparaît que les vers ne sont pas assez nombreux par rapport à la quantité de déchets mise dans le bac il faut mélanger la masse pour l’aérer et peut-être accroître leurs effectifs.

Une fois le système rôdé, un lombricomposteur bien entretenu doit atteindre son rythme de croisière en trois mois et produire un engrais d’excellente qualité. Quant à la maintenance, elle ne nécessite qu’une vingtaine de minutes par semaine.

Rentabilité, efficacité, rapidité : il n’y définitivement plus à hésiter à trier ses déchets culinaires.

Crédit photo : flickR - Cliff Beckwith
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