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L’expédition Tara océans, une mission soutenue par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) visant à sensibiliser l’opinion publique sur l’impact du réchauffement climatique sur les océans, a fait escale la semaine dernière à New-York (Etats-Unis) avant de repartir pour la France où la goélette est attendue pour le 31 mars.
Après un périple de plus de cent douze mille kilomètres à travers les océans Atlantique, Pacifique, Antarctique et Indien, la goélette de l’expédition Tara est arrivée à New-York le semaine dernière. Parti de Lorient (Morbihan) le 5 septembre 2009, le bateau a accueilli un équipage composé de marins et d’une centaine de scientifiques animés par l’ambition de comprendre les effets de l’augmentation des températures globales sur la biodiversité marine et plus particulièrement sur le plancton marin, qui « est un bon indicateur de la santé de l’océan » a souligné le directeur scientifique de l’expédition Eric Karsenti. Accompagné de la créatrice française Agnès B., qui est aussi un des principaux sponsors de Tara océans, l’équipage a en outre rencontré le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon.

Depuis plus de deux ans, les chercheurs participant au périple Tara océans ont recueilli des organismes planctoniques dans pas moins de 133 stations installées en mer. Virus, bactéries, larves de poissons ou encore méduses constituent ce trésor scientifique capable de rendre compte de la diversité de la vie marine et de révéler comment celle-ci s’adapte au réchauffement climatique. M. Karsenti a toutefois précisé lors d’une conférence de presse qu’il faudra « dix à vingt millions d’euros pendant dix ans pour analyser les données recueillies et se faire une bonne idée » de l’influence de l’augmentation du thermomètre mondial sur les écosystèmes océaniques. C’est pourquoi l’équipage veut rassembler le maximum de soutien et le financement nécessaire, notamment lors du Sommet de la Terre (Rio + 20) qui se tiendra à Rio (Brésil) en juin 2012.
L’échéance de la prochaine Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement renforce l’importance de l’expédition Tara aux yeux d’Andrew Hudson, le coordonnateur chargé des océans aux Nations unies. Celui pour qui « l’expédition Tara représente une entreprise humaine extraordinaire » a reçu le soutien du directeur du bureau new-yorkais des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Philippe Kreidelka. Les chercheurs comptent sur le Sommet de la Terre pour partager leurs connaissances acquises durant l’expédition et ainsi faciliter la communication entre la communauté scientifique et le grand public. Autre objectif, influencer les responsables politiques et institutionnels, à l’échelle nationale et mondiale, en expliquant comment l’activité humaine peut impacter l’écosystème océanique. Avant de se rendre à Rio, l’équipage devra toutefois ramener la goélette en Bretagne où elle est attendue de pied ferme.

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