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Les vins de Bordeaux pourraient avoir un autre goût en 2050

Les vins de Bordeaux pourraient avoir un autre goût en 2050

Rassurez-vous : les viticulteurs ne souhaitent pas à tout prix changer la (les) saveur(s) de leur breuvage. Quelques contraintes se profilent néanmoins à l’horizon, et plutôt que d’affronter la tempête quand elle sera là ils ont la bonne idée de vouloir s’y préparer.

Tout d’abord une certitude : le réchauffement climatique n’épargnera pas plus la région qu’une autre et les températures pourraient d’après l’Institut de la Vigne et du Vin (IVV)  croître de 2,4°C en moyenne à l’horizon 2050. Une augmentation qui avancerait la saison des vendanges de 20 à 40 jours. L’activité économique s’en trouverait bouleversée et les raisins et les pieds de vigne ne pousseraient pas de la même façon, ne donnant plus le même jus et a fortiori plus le même vin. La science peut certes aider à atténuer l’impact du dérèglement climatique mais son intervention, en plus d’impliquer des investissements importants, altère le processus de production originel.

Le Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux (CIVB) – et nul ne le blâmera pour ça – se refuse à abaisser la qualité des vins produits dans la région. Philippe Bardet, co-président de la commission technique du Conseil, insiste sur la nécessité de s’adapter aux différents changements, tout en assurant que les viticulteurs ne produiront pas de vin « type Coca-Cola ». Ce que veulent toujours les consommateurs, ce sont des « vins inimitables qui peuvent vieillir », soutient l’expert.

D’où une autre nécessité, celle de perpétuer les traditions. Donner un certain goût à un vin, une certaine teinte, n’est pas que le résultat de la science moderne : des générations de viticulteurs ont travaillé et élaboré des techniques, tous seuls comme des grands. Alors plutôt que d’utiliser un procédé industriel, le CIVB suggère de revenir aux bases. « Bordeaux ne doit pas renoncer à sa diversité et à sa multiplicité », résume son président Georges Haushalter à nos confrères de l’AFP. Il est vrai qu’un amateur de bon vin préfèrera toujours une bonne bouteille de Château Margaux 1990 à un Coca Zero.

Crédit photo : Wikimedia Commons – Florian Pépillin
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  • greenauto

    Vivement ces premières et nouvelles cuvées dès 2050 donc !