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Les villes participent elles aussi à la lutte contre le réchauffement climatique

Les villes participent elles aussi à la lutte contre le réchauffement climatique
Les espaces verts et tout particulièrement les arbres plantés dans les villes contribuent activement à limiter l'impact de la pollution

On les associe d’abord à la pollution atmosphérique, aux gaz d’échappement et aux particules fines, ce poison qui tue lentement et contre lequel elles s’emploient toutes ou presque à trouver un antidote efficace, avec plus ou moins de succès. Les villes ne sont cependant pas qu’un fardeau pour l’environnement : elles peuvent également contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique de par leur capacité d’absorption du CO2, grandement mésestimée jusqu’ici. Et pour cause : à la différence des forêts, et bien qu’elles puissent elles aussi abriter quantité d’arbres et autres espaces verts, les zones urbaines ne sont jamais prises en compte comme possibles « puits » absorbant du dioxyde de carbone grâce à la photosynthèse.

Un impair que des scientifiques de l’Université de Kent (Grande-Bretagne) ont gommé à travers une étude publiée par la Société écologie britannique qui pourrait – et même doit – faire réfléchir les pouvoirs publics. Prenant pour modèle Leicester, située au centre de la Grande-Bretagne et qui compte près de trois cent-cinquante mille habitants répartis sur une zone de soixante-treize kilomètres carrés, les experts ont mesuré la capacité à capter le CO2 des parcs, golfs, jardins, zones industrielles laissées à l’abandon, bas-côté de la rivière et accotements des routes de la ville.

les villes sont d importants puits carbone

Des espaces qui d’après leurs calculs ont été capables d’absorber quelque deux cent trente et un mille tonnes de dioxyde de carbone, soit dix fois plus que les précédentes estimations et l’équivalent de la production annuelle moyenne de plus de cent cinquante mille berlines !

Les « puits de carbone » urbains peuvent donc aider à atténuer l’impact de la pollution, surtout si les jardiniers privilégient les arbres aux arbustes et aux pelouses. Dans le cas de Leicester, où le plus gros de l’espace public est constitué de pelouses, le stockage de carbone augmenterait en effet de 12 % si seulement 10 % de la surface était plantés d’arbres. À méditer, surtout que la planète pourrait compter neuf milliards d’êtres humains d’ici 2050 et qu’à ce titre les métropoles n’auront de cesse de s’étendre.

Crédits photos : flickr – Ivo Jansch / Benson Kua
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