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Les vignobles bordelais bientôt tous bio?

Le Comité interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), syndicat qui représente officiellement la filière viticole bordelaise, s’est positionné lundi 25 avril contre l’usage de pesticides dans les vignobles girondins. Si aucune échéance n’a été avancée, le président du CIVB a en effet assuré que la filière avait pour objectif de réduire progressivement l’utilisation des herbicides et fongicides de synthèse.

“Notre filière des vins de Bordeaux dans son intégralité a les mêmes attentes que les associations qui nous interpellent [et a] pour objectif la diminution forte, voire la sortie de l’usage de pesticides”, a déclaré Bernard Farges, Président de la CIVB.

La filière viticole bordelaise est depuis quelques mois sous la pression des défenseurs de l’environnement, des écologistes mais également des associations et des riverains qui dénoncent les effets toxiques des produits phytosanitaires de synthèse sur la santé de l’Homme et de son environnement.

Le président du CIVB a assuré qu’il était favorable à une sortie de l’usage des pesticides mais que cet objectif ne serait pas atteint en opposant les modèles, qu’ils soient conventionnels, certifiés, biologiques ou biodynamiques. Il plaide en effet pour la mise au point de solutions “diverses et complémentaires”, prenant l’exemple de la recherche sur les cépages résistants ou tolérants.

Sur le court terme, M. Fargues a appelé à être exemplaire sur les comportements agricoles proches des lieux de vie afin d’apaiser les tensions qui existent avec les associations et les riverains (qui réclament que les vignes situées à proximité de ces lieux sensibles ne soient élevées qu’en agriculture biologique).

Il n’a cependant pas présenté d’échéance concrète. “La diminution forte voire la sortie des pesticides ne sera pas atteint en quelques semaines, ni avec des mesures simplistes, mais bien avec des choix, des engagements, des investissements à court terme, à moyen terme, à long terme, de l’ensemble de la filière”.

L’agriculture française a développé une forme de dépendance à la chimie organique de synthèse : en raison de leurs faibles prix et de leur efficacité sur d’importantes surfaces cultivées, les produits phytosanitaires de synthèse sont utilisés dans de nombreuses branches de l’agriculture tricolore.

Selon les données d’Eurostat 2013 relatives à la vente de substances actives, la France occuperait la seconde place européenne avec 66.659 tonnes annuelles (devant l’Espagne et ses 69.587 tonnes). L’Hexagone ne serait cependant qu’au 9ème rang en termes d’utilisation : grâce à une Surface Agricole Utile de 28,98 millions d’hectares, la moyenne serait de 2,3 kilogrammes de produits phytosanitaires de synthèse utilisés par hectare cultivé.

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