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Les ventes de voitures hybrides devraient grimper en flèche

Les émissions de gaz à effet de serre sur les routes devraient nettement baisser d'ici la prochaine décennie.
L'essor de la filière hybride amènera inévitablement une baisse des rejets de gaz à effet de serre sur les routes

Moins « brutale » que celle vers les modèles électriques, la transition serait notamment facilitée par la hausse des prix du carburant.

La plupart des analystes sont formels : l’avenir appartient à la technologie hybride. De par l’irrésistible augmentation des prix à la pompe donc, mais aussi en raison du durcissement des normes environnementales, qui amène les grands constructeurs à ne pas se focaliser sur les modèles « standard », et de la revalorisation du bonus-malus écologique. Car si celle-ci pourrait n’être que temporaire – le précédent gouvernement, qui l’a initié, n’avait-il pas revu les incitations du dispositif à la baisse en raison de la crise économique ? -, elle rend aujourd’hui les véhicules alternatifs plus attrayants.

Soulignons également – surtout – que les modèles « propres » sont au coeur du plan de relance de la filière automobile dévoilé par le gouvernement au début de l’été et, plus anecdotique, mais tout de même révélateur, que de nombreux opus sont exposés en ce moment même au Salon de l’Auto, Porte de Versailles (XVe arrondissement de Paris). Parmi eux, la Nissan Leaf, déjà évoquée à maintes reprises dans ces colonnes, des prototypes et des nouveautés comme la Toyota Auris.

Pionnier de l’hybride et de facto constructeur particulièrement actif en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur les routes, le groupe nippon « a déjà démontré la viabilité de (cette technologie) en vendant plus de trois millions cinq cent mille véhicules full-hybrid sur un marché qui croît à plus de 30% par an », assurent Rémi Cornubert et Marc Boilard, experts au cabinet Oliver Wyman cités par nos confrères du Point et selon lesquels « le marché des véhicules hybrides va exploser d’ici 2020 pour occuper au moins 10 à 15% du marché ».

Un contexte politique et économique favorable

Une prédiction pour le moins optimiste, surtout au regard des ventes actuelles, encore relativement modestes, mais qui paraît tout à fait recevable étant donné, outre les facteurs précités, la baisse des prix à venir des modèles alternatifs, par ailleurs toujours plus performants. Cette réduction sera « un vecteur essentiel de leur diffusion », ajoutent les deux spécialistes, à qui il n’a pas non plus échappé que l’Union Européenne (UE) vise à ramener la quantité moyenne de rejets de CO2 (dioxyde de carbone) par véhicule à quatre-vingt-quinze grammes au kilomètre, tandis que de l’autre côté de l’Atlantique, « autorités et constructeurs se sont entendus sur de nouvelles normes pour rendre les voitures plus économes à partir de 2025, avec à la clef une économie d’un milliard sept cents millions de dollars (environ un milliard trois cent quinze millions d’euros) pour les ménages, soit huit mille dollars (environ six mille deux cents euros) par famille sur la durée de vie de leur voiture », précise le site Internet de l’hebdomadaire. La prophétie de MM. Cornubert et Boilard est de surcroît corroborée par François Jaumain, membre du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC), lui aussi cité par Le Point et pour qui « l’essor de l’hybride va se poursuivre avec une production qui devrait être multipliée par deux entre 2011 et 2018 ».

La Chine participerait grandement à cette expansion, Pékin visant un parc de cinq millions de véhicules « verts » à l’horizon 2020. L’objectif étatique paraît accessible, pour peu que les automobilistes du pays, qui pour l’heure semblent surtout rechercher la performance « brute », prennent véritablement conscience de l’intérêt de rouler plus propre.

Selon M. Jaumain, les achats de voitures alternatives devraient augmenter d’environ 45 % à l’horizon 2018 pour atteindre cent huit millions de véhicules en circulation dans le monde, soit trente-trois de plus qu’aujourd’hui. Ceux de voitures électriques croîtront plus lentement de l’avis de la grande majorité des experts en raison de coûts toujours élevés, d’un nombre insuffisant d’infrastructures de recharge à l’échelle globale et d’autonomies jugées insatisfaisantes. Constructeurs et pouvoirs publics vont devoir mettre les bouchées quadruples pour les faire mentir. Et ainsi mieux servir la cause environnementale.

Crédits photos : flickr / Thomas Quine – Dominic Alves
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  • gwendal

    Oui oui, la viabilité est là. Mais qu’en est-il de la fiabilité? Exemple: quelle est la fiabilité d’une boite de vitesses qui lache après 50000kms? A quelle fréquence le bloc tracteur électrique doit-il être entretenu et à quel coût? Aucunes de ces questions n’est abordée concernant ces “nouveaux” (depuis la longue pause depuis la fin du 19è siècle…) moteurs électriques. En gros: achetez braves gens, on verra après…