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Les spéculations vont bon train autour de Nicolas Hulot

Les spéculations vont bon train autour de Nicolas Hulot
Les tergiversations de Nicolas Hulot pourraient-elles porter préjudice à Europe Ecologie-Les Verts ? C'est ce que redoute Dominique Voynet...

Candidat ? Pas candidat ? L’animateur fait durer le suspense. Et semble irriter de plus en plus…

Il y a une quinzaine de jours, la décision de l’écolo préféré des Français était d’après le député vert Yves Cochet, une source proche du « dossier », prise à 90 %. Une déclaration que l’intéressé n’a pas confirmée ni démentie officiellement. En donnant crédit aux allégations du parlementaire, quid des 10 % restants ? Le mystère reste entier, et même si de son côté la ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, invitée dimanche du Grand Jury sur RTL, considère que Nicolas Hulot n’a « pas profondément envie » de se lancer, l’hypothèse de sa candidature aux primaires d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) en mars ou en avril a été soulevée.

D’abord prévu en septembre prochain ledit scrutin devrait finalement avoir lieu fin juin et, détail important, sera ouvert aux personnalités issues du sérail associatif. Nicolas Hulot en est une et son inexpérience politique ne serait donc pas un handicap. Le conditionnel doit néanmoins rester de mise et disons-le tout net : star silencieuse l’animateur commence à agacer certains écologistes aux velléités moins floues, à commencer par Eva Joly, « patronne » actuelle du nouveau parti, qui l’a récemment enjoint à statuer.

Représentante des Verts aux élections présidentielles de 2007, Dominique Voynet ne goûte pas davantage les tergiversations du père du Pacte écologique. Interrogée par nos confrères du Monde, la maire de Montreuil (classée parmi les partisans de l’ancienne juge d’instruction) ne doute pas des convictions environnementales de ce dernier mais craint que ses hésitations puissent in fine nuire à la gauche « verte », comme cela fut déjà le cas il y a quatre ans. « Son indécision – et le rôle tactique qu’il a joué, en nous acculant à nous positionner sur sa candidature, pour finalement faire signer à tous les candidats un pacte écologique, piétiné sitôt signé – nous a fait du mal », a-t-elle expliqué sans langue de bois. Et de rappeler qu’« Eva Joly a le désir d’aller en campagne et de le faire de façon collective, tandis que Nicolas Hulot n’a pas encore donné de signaux dans ce sens ». Un avis dont on devine qu’il est aussi celui de certains ténors d’EELV pour qui, à moins d’un an et demi du premier tour, le temps doit aujourd’hui être à la clarification…

« S’il se présente [...] même Eva Joly s’effacera »

« Choisir notre candidat tôt, c’est prendre le temps de se mettre en mouvement », a plaidé Mme Voynet, pour qui Nicolas Hulot, « s’il veut marier l’exigence de justice sociale et la responsabilité écologique, va peut-être devoir se positionner de façon plus nette par rapport à Nicolas Sarkozy », qu’ il n’a encore jamais attaqué ad hominem malgré une réaction spectaculaire à l’ajournement de la contribution carbone.

Reconnu unanimement, selon les dires de l’édile, comme étant désormais « quelqu’un de la famille », le présentateur d’Ushuaïa demeure le chouchou de nos compatriotes et a des soutiens de poids au sein d’EELV. M. Cochet en fait partie et a confirmé au Post qu’il tirerait un trait sur ses ambitions personnelles au cas où l’animateur devait franchir le pas. « S’il se présente, ce sera une telle vague, un tel enthousiasme que les écologistes n’auront pas besoin de primaires. Même Eva Joly s’effacera naturellement devant lui », a-t-il prophétisé.

« Il ne se lancera que s’il est sûr de gagner », estime pour sa part Mme Voynet. Eva Joly, elle, n’est pas une « écolo » historique mais sa double nationalité et son passé de magistrate lui confèrent une image de présidentiable européenne et incorruptible. Elle est aussi la seule des deux à s’être exprimée clairement sur ses intentions. Le temps a peut-être fait de cette transparence un avantage.

Crédits photos : Wikimedia Commons – Alvaro / Guillaume Paumier
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  • jc

    Pourquoi autant d’hésitation?

  • fredred

    Tout simplement parce que Nicolas Hulot veut garder au maximum son indépendance. C’est ce qui fait une partie de son potentiel électoral.
    Le problème est que pour garder cette indépendance et cette influence, il est obligé de ne pas trop s’engager auprès d’un parti quel qu’il soit pour ne pas être happé par les petits arrangements partisans.