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Les rascasses volantes envahissent les Caraïbes

Les rascasses volantes envahissent les Caraïbes
D’une beauté fascinante, la rascasse volante n’en constitue pas moins une sérieuse menace pour la biodiversité des Caraïbes

Des poissons lions (ou rascasses volantes) originaires du Pacifique se sont implantés dans les Caraïbes, menaçant les écosystèmes et le fragile équilibre des récifs coralliens de la région.

Déjà menacés par le réchauffement climatique, le blanchiment des coraux, la pollution aux engrais et autres substances phytosanitaires (surtout celles provenant des exploitations de canne à sucre), l’acidification des océans, la surpêche ou encore l’invasion des étoiles de mer, les Caraïbes doivent désormais faire face à une nouvelle menace : l’invasion des poissons lion.

Egalement appelé « rascasse volante », ce prédateur aurait été introduit accidentellement en 1992  en Floride, à la suite du passage de l’ouragan Andrew, responsable de la destruction d’un aquarium situé en bord de plage.  Selon les analyses génétiques des chercheurs de l’Université de l’Oregon,  les poissons Lion étaient au départ très peu nombreux mais ils se sont depuis multipliés et propagés à une vitesse fulgurante. Actuellement, leur territoire d’invasion continue de s’étendre dans les Bahamas, les Caraïbes et le long des côtes américaines, jusque dans l’Etat du Rhode Island.

Pêcher et manger le prédateur, seul remède contre l’invasion

Sa belle allure ne doit pas tromper : la rascasse volante est un redoutable prédateur capable d’engloutir une proie entière mesurant jusqu’à deux tiers de sa taille. Particulièrement vorace, il peut ingurgiter 20 petits labres en à peine 30 minutes. Les chercheurs ont montré que la présence d’une seule rascasse sur un récif réduit la population de jeunes poissons de 79% en seulement cinq semaines. Pourvu d’épines venimeuses, le poisson lion a très  peu de prédateurs dans les Caraïbes et constitue une grave menace pour l’écosystème corallien.

Les associations de défense de l’environnement locales ne croient pas à une possible éradication de l’envahisseur par les méthodes “classiques” de contrôle de population animales. Dans l’attente d’une solution plus probante, ils encouragent vivement la population et les touristes à pêcher et à manger le poisson lion. Des réseaux associatifs s’organisent et l’association Lionfish Hunters distribue déjà des brochures informatives et des recettes de cuisine pour inciter les touristes et les autochtones à pêcher et manger la rascasse volante. Des mesures incitatives ne suffiront certainement pas à restaurer l’équilibre de l’écosystème local, désormais particulièrement fragilisé. Faute d’une meilleure solution, elles pourraient néanmoins limiter l’impact écologique de l’invasion du petit envahisseur.

Crédit photo : Christian Mehlführer
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