NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

Les préservatifs Sir Richard’s, végétaliens et éthiques

Les préservatifs Sir Richard, végétaliens et éthiques

Avec leurs élégants emballages motif « plaids » à carreaux, les préservatifs Sir Richard’s se distinguent de la concurrence.

Ce design doit « interpeller des consommateurs plus jeunes et plus responsables » espère Matthew Gerson, cofondateur de l’entreprise.

Avec son acolyte Mark Kreloff, il espère faire évoluer les habitudes des consommateurs qui sont parfois embarrassés à l’idée d’acheter des contraceptifs, notamment les jeunes et les femmes. Le duo veut ainsi faire du préservatif un objet tendance !

Mis en vente après certification de la FDA (US Food and Drug Administration), peut-être dès cet été aux Etats-Unis, les préservatifs Sir Richard’s pourraient aussi attirer les végétaliens dans la mesure où ils ne contiennent aucune caséine, une protéine de lait.

Des dommages écologiques à gommer

« Le préservatif est un produit par nature écolo puisqu’issu à 100% d’une matière première naturelle et renouvelable », précise Jean-Marc Bloch, responsable marketing et communication de Manix France. Le latex s’obtient en effet en « saignant » les hévéas pour en récolter la sève, comme pour le sirop d’érable.

Cet élément ne suffit cependant pas à en faire un produit « vert » étant donné que de nombreux produits chimiques (stabilisants, vulcanisants, produits antidégradants et colorants) sont régulièrement utilisés pour le traitement du latex ou pour ajouter des saveurs. Quant à l’emballage, que les autorités sanitaires réclament très résistant, il n’est pas « écolo » pour un sou.

Pas question de les jeter dans la nature donc, y compris ceux de la marque britannique French Letter, actuellement la seule à proposer des préservatifs certifiés durables et équitables. Son directeur Martin Buckley concède néanmoins qu’ « il n’existe pas de lubrifiants naturels permettant de produire un préservatif avec une durée de vie suffisante ». Aussi la marque a-t-elle recours au dimethicone, une matière première nocive pour l’environnement. La direction de Sir Richard’s, elle, dit pouvoir utiliser un lubrifiant issu de la silicone plutôt que du pétrole, sans plus de précision.

Enfin les préservatifs en latex ne se biodégradent pas dans l’eau et il est donc malvenu de s’en débarrasser dans les toilettes car ils posent des problèmes au niveau des centres de traitement de l’eau.

Un acheté = un offert dans les pays pauvres

La véritable innovation de Sir Richard’s est en fait sa mission humanitaire. Considérant que « le sexe protégé est un droit fondamental pour tous » et partant du constat que « seulement 10% de la demande mondiale de préservatifs gratuits est satisfaite », la marque s’est engagée, pour chaque préservatif acheté, à donner gratuitement un préservatif dans les pays en développement.

Elle a déjà conclu des accords avec des ONG en Ouganda, à Haïti ou encore en Thaïlande. L’emballage sera donc réexaminé dans ces pays pour s’adapter à la culture locale.

MM. Gerson et Kreloff comptent surfer sur le besoin d’éthique des « consom’acteurs », ces «personnes responsables qui cherchent à harmoniser leurs achats avec le changement qu’ils veulent voir dans le monde ». Tout un programme qui passe aussi par des recherches pour réduire au maximum l’empreinte environnementale des moyens de contraception.

Crédit photo : Sir Richard's
Suivez toute l'actualité sur ce sujet et sur le développement durable avec le flux RSS

GD Star Rating
loading...

NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !