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Les premiers pas de l’Inde vers une croissance verte

Les premiers pas de l'Inde vers une croissance verte
C'est pour éviter que le Taj Mahal ne disparaisse sous un épais nuage de pollution que le gouvernement indien veut tenter de concilier croissance et protection de l'environnement

Le deuxième pays le plus peuplé du monde aurait en l’occurrence pu se passer de monter sur la troisième marche de ce podium et de détrôner la Russie. Une médaille de bronze pas très glorieuse en effet puisqu’elle « récompense » le pays pour ses « performances » en matière d’émissions de gaz à effet de serre (GES).

Alors que la « COP16 », autrement dit la 16e conférence des Nations unies sur le réchauffement climatique, approche à grands pas – elle débutera le 29 novembre prochain à Cancun (Mexique) – le ministre indien de l’Ecologie a tout de même tenu à prouver que son pays faisait de la protection de la nature une priorité à intégrer dans sa logique de développement.

Au cours de la réunion sur le climat qui s’achèvera samedi à Tianjin (Chine), Jairam Remesh a affirmé que la croissance de l’Inde ne devait pas se faire au détriment de l’environnement. « Nous nous préparons unilatéralement et volontairement à nous déplacer sur une trajectoire de croissance à faible intensité carbonique », a affirmé le ministre. Et d’ajouter : « La croissance de 8 à 9% du PIB ne doit pas être synonyme d’une croissance des émissions de carbone ».

La quantité individuelle de CO2 rejetée reste raisonnable au regard des six tonnes de dioxyde de carbone produites par chaque Chinois, étant entendu que ces derniers polluent eux-mêmes nettement moins que les Américains. Jairam Remesh a en outre souligné que l’écart avec les deux premiers émetteurs de carbone demeure conséquent. L’Empire du Milieu et les Etats-Unis émettent en effet respectivement 23% et 22% du total des émissions de CO2 sur le planète. De son côté l’Inde occupe certes la troisième position mais avec un pourcentage nettement inférieur de 5%. Si le ministre indien de l’Ecologie a voulu mettre l’accent sur ce décalage important, il n’entend pas pour autant s’en servir de prétexte au laisser-faire. Soutenu par le Premier ministre Manmohan Singh qui a commandé en janvier dernier une étude sur les moyens à mettre en oeuvre pour « verdir » l’économie, Jairam Remesh se veut optimiste. Mais dans un pays où le charbon demeure la principale source d’énergie et où la moitié des habitants n’ont pas accès à l’électricité, la tâche paraît colossale.

Les pays en développement (PED) sont devenus les principaux émetteurs de GES et rechignent à prendre des mesures drastiques de peur qu’elles ne freinent leur dynamique économique. Espérons que les bonnes intentions de l’Inde, lesquelles contrastent avec son intransigeance pré-Copenhague, encouragent d’autres gouvernements à suivre la même voie. Encore faut-il qu’elles se concrétisent.

Crédit photo : flickR - Jaymis
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