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Les plantes d’intérieur, un purificateur d’air pas totalement satisfaisant

Les plantes d’intérieur, un purificateur d’air pas totalement satisfaisant
Les plantes cultivées chez soi ne suffisent pas totalement à rendre l’air intérieur plus pur

L’air des appartements est aujourd’hui aussi pollué que l’atmosphère extérieur. Appareils de chauffage, matériaux de construction ou encore fumée de cigarette libèrent dans nos intérieurs des composés organiques volatiles (COV) nocifs pour la santé. Certaines personnes ont désormais recours à des plantes purifiantes pour assainir l’air domestique mais ces dernières auraient toutefois des résultats mitigés.

En plus d’apporter une touche de naturel dans la maison, les plantes d’intérieur possèdent des vertus pour le moins étonnante. Avec leur feuillage aux attributs dépolluants, elles parviennent ainsi à capter et à détruire certaines particules présentes dans l’air intérieur et néfastes pour la santé comme le benzène, le monoxyde de carbone et certains COV. Selon une étude réalisée par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) et publiée par l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), les plantes en pots ne constituent cependant pas le remède miracle et ne sauraient suffire à elles-seules à éliminer les polluants aériens des espaces clos (maison, bureaux etc.). « Les plantes possèdent des capacités d’abattement avérées vis-à-vis de polluants gazeux […] mais en l’état actuel des recherches les rendements d’épuration observés lors de l’utilisation de plantes en pot dans des espaces réels restent faibles, ne permettant pas une épuration efficace des volumes d’air des bâtiments », estime l’OQAI. Certains paramètres comme la température et le taux d’humidité de la pièce peuvent par ailleurs les priver de leur potentiel de purification.

Belles mais dangereuses

Et si les plantes vertes embellissent les habitations elles peuvent également être source de désagréments pour l’Homme, précise le rapport. Outre des risques d’allergie, elles sont aussi susceptibles d’engendrer des « impacts non négligeables sur la santé : blessures dues aux épines, irritations cutanées, projections oculaires et même ingestions de fruits toxiques ». « Les substrats sur lesquels poussent les végétaux constituent des réservoirs de moisissures qui peuvent générer des phénomènes de type allergiques et émettre des COV », ajoute l’OQAI. Mieux vaut donc malgré leur belle apparence se méfier (raisonnablement) des fleurs qui poussent tranquillement dans un coin de la maison.

Pour assainir et purifier l’air intérieur, la logique et le bon sens sont de rigueur. L’OQAI et l’ADEME préconisent donc de s’attaquer aux sources de cette pollution domestique en adoptant par exemple « certains réflexes comme éviter de fumer, faire entretenir ses appareils de chauffage ou encore limiter l’utilisation de bougies ». Le choix des produits d’entretien et des matériaux de construction sera quant à lui facilité par la mise en place dès l’an prochain d’étiquetages plus étoffés sur la dangerosité des COV. Une bonne aération et la ventilation des pièces sont enfin essentielles pour détruire les polluants présents dans l’atmosphère. « Ce n’est qu’après le respect de ces gestes de base qu’il est possible d’envisager de mettre en place des systèmes d’épuration de l’air », souligne l’OQAI. A bon entendeur…

Crédit photo : Flickr – F.Hoffnar
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