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D’après une étude publiée dans la revue scientifique Social Science Research, les femmes de pouvoir tiendraient globalement la protection de l’environnement en plus haute estime que leurs homologues masculins.
À l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, Klaus Toepfer, alors directeur exécutif du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement), publiait en 2005 sur le site de l’organisme une véritable « apologie » des éco-citoyennes. Morceau choisi : « Les femmes sont souvent les gardiennes des connaissances indigènes et initiatrices de nouvelles méthodes de gestion soucieuses de la biodiversité () et de l’environnement. »
Sept ans après, ses allégations ont été complétées par une étude de Christina Ergas et Richard York, deux sociologues de l’Université de l’Oregon (États-Unis) pour qui, « dans les pays où leur statut politique est plus élevé, la tendance est à des émissions de CO2 par habitant moindres ». Et les auteurs de citer « le temps depuis lequel les femmes ont le droit de vote » ainsi que « leur représentation dans les parlements et les ministères ». Étonnante, mais pour l’heure impossible à expliquer avec certitude, cette conclusion légitime le combat des adversaires de l’inégalité des sexes et autres chantres de la parité gouvernementale.
« Il est possible que les femmes prennent des décisions différentes que les hommes lorsqu’elles ont des responsabilités politiques importantes », suggèrent Mme Ergas et M. York, qui mettent notamment en avant leur caractère moins belliqueux. On citera pour notre part les exemples de Maria Damanaki et Connie Hedegaard, respectivement Commissaire européenne aux Affaires maritimes et à l’Action pour le climat. La détermination de la première à prendre des mesures fortes pour lutter contre la surpêche force le respect, la seconde, en plus de batailler contre les carburants issus de l’exploitation des sables bitumineux, continuant de son côté à défendre l’élargissement du Système communautaire d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre (SCEQE) au secteur aérien malgré la vigueur des protestations extra-continentales.

Plus de parité = plus de respect de l’environnement ?
Si nous voulons de meilleures mesures sur le plan écologique, un tiers des postes décisionnaires doit être attribué à la gente féminine, assurent les deux sociologues, selon lesquels cette dernière a tendance à mieux prendre conscience des menaces environnementales, à « être moins optimiste (que les hommes) quant à la capacité à résoudre les problèmes en se fondant uniquement sur des initiatives techniques » et à être « plus active dans les projets de réformes en matière de développement durable ». De même, les pays au sein desquels les femmes sont mieux représentées au parlement ratifieraient davantage de traités environnementaux et, aux États-Unis, le sexe dit faible démontrerait une meilleure connaissance scientifique du réchauffement climatique.
Le salut de la planète passe-t-il en partie par une meilleure répartition des responsabilités gouvernementales entre les sexes ? Les femmes ont-elles réellement davantage la fibre écologique que les hommes ? S’il est encore impossible de répondre à ces questions sans risque de se tromper, on notera tout de même que, dans ce monde largement dominé par les hommes sur le plan politique, la conjoncture écologique est en perpétuelle dégradation. Un constat pour le coup implacable.

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