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Les malheurs de BP, suite

Les malheurs de BP, suite
L’oléoduc trans-Alaska traverse l’Etat américain du Nord vers le Sud, acheminant 10% de la production quotidienne américaine de pétrole. Les récents problèmes techniques auxquels il a été confronté inquiètent aussi bien la population que les associations écologistes.

BP n’avait vraiment pas besoin de ça. Déjà décrié de toutes parts depuis l’accident de Deep Water Horizon et impliqué dans l’exploitation controversée des sables bitumineux de la province canadienne d’Alberta, le groupe pétrolier est à présent contraint de limiter sa production en Alaska.

Le pipeline qui traverse l’Alaska du nord au sud et dont BP est actionnaire à hauteur de 46%, connaît suffisamment de problèmes pour que sa production ait été soudainement limitée à seulement 16% de sa capacité habituelle. C’est la conséquence d’une série de  dysfonctionnements constatés mardi dernier et qui ont débuté par une panne de courant au moment du test d’un système anti-incendie à la station de pompage n°9 à Fort Greely. Une cuve de stockage a ensuite débordé et des milliers de barils de pétrole se sont déversés dans un bac de rétention en ciment, a rapporté Michele Egan, porte-parole de l’opérateur du pipeline Alyeska. « Il n’y a pas eu de blessés, mais les quarante personnes qui travaillaient sur le site ont été évacuées » a-t-elle également reconnu, avant de promettre que le système ne sera pas redémarré « tant que nous ne serons pas certains que cela ne pose pas de problème de sécurité ».

Alyeska Pipeline Service Co, le groupe qui gère le pipeline, est en fait un consortium d’entreprises dont BP détient la plus grande part, avec 46% du capital. L’oléoduc trans-Alaska, lui, fait 1 300 kilomètres de long et transporte environ 10% de la production quotidienne américaine de pétrole. Il a donc une importance stratégique indiscutable. Plus largement, la région présente un potentiel énergétique qui attise les convoitises des groupes pétroliers.

Greenpeace s’inquiète des forages en Arctique

L’incident du pipeline alaskien tombe bien sûr au plus mauvais moment pour la multinationale britannique, alors que la marée noire dont le groupe est jugé responsable en Louisiane continue d’empoisonner les relations entre ses responsables et l’administration Obama. Déjà très remontés, les militants de Greenpeace n’ont pas tardé à demander des informations complémentaires au ministre sur la situation de l’oléoduc alaskien et plus largement sur la poursuite des opérations de forage en Arctique.

Ils ont par ailleurs investi le « Harvey Explorer », un bateau loué par la compagnie Shell, à quai dans le port de Port-Fourchon (Louisiane). Ce navire « doit appareiller pour l’Alaska, où Shell prévoit de commencer à forer en juillet malgré la catastrophe en cours dans le golfe du Mexique » a précisé l’association. L’inscription « Arctic Next ? » (NDLR : « Et maintenant l’Arctique ? ») a été peinte sur la coque du navire traduisant les menaces environnementales qui planent au-dessus des territoires arctiques. Car bien que Barack Obama ait fixé un moratoire d’un mois sur l’exploitation des gisements pétroliers offshore, cette mesure doit officiellement prendre fin dans quelques jours. Shell a donc les mains libres pour aller explorer les mers de Chukchi et Beaufort en juillet prochain, comme le groupe l’a lui-même annoncé. Sept militants de Greenpeace ne sont en revanche plus libres de leurs mouvements. Ils ont en effet été arrêtés après leur coup d’éclat.

Crédit photo : Flickr - mattbuck4950
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