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Les milieux écologistes et autres férus de voitures hybrides apprécieront : le géant (en faillite) de l’automobile américain General Motors a officialisé hier l’achoppement des négociations avec le groupe chinois Tengzhong (NDLR : spécialisé dans les travaux publics et la fabrication de machines industrielles) pour la reprise de sa filiale Hummer, dont il avait fait l’acquisition en 1998.
Rappelant qu’un accord avait été conclu en octobre, « avec l’idée que la transaction serait bouclée (à la fin du mois dernier) », le magazine Challenges a évoqué « la fin d’une époque, celle d’avant la récession et de l’essence chère ». C’est aussi l’arrêt programmé de la commercialisation de l’une des gammes de véhicules particuliers la plus polluante du monde.
Conçus pour circuler dans des contrées d’ordinaire difficiles d’accès, sortis tout droit d’un film de guerre – et pour cause, ils sont la déclinaison civile de véhicules initialement militaires qui ont entre autres participé à la première guerre du Golfe – , les Hummers H1, H2 et H3 n’en ont pas moins réussi (toutes proportions gardées) à s’implanter dans les villes. Une véritable performance quand on sait que la consommation moyenne de ces monstres des routes flirte avec les trente-cinq litres de carburant au cent kilomètres et qu’il faut débourser une centaine de milliers d’euros pour s’offrir un H2.
Ces énormes 4×4 made in USA dont la légende dit qu’ils ont impressionné Arnold Schwarzenegger lors du tournage du film Predator en 1987 (NDLR : au point que l’actuel gouverneur de Californie, avant de se poser en fervent partisan de la cause environnementale, en devint inconditionnel) resteront dans l’imaginaire collectif comme un symbole d’opulence.
Dans le move jusqu’au début des années 2000, jadis très prisés des stars d’Hollywood et des disciples de 2 Pac, ils avaient surtout, à une époque où la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre (GES) est devenue une priorité universelle, quelque chose d’indécent. Le site Internet Autonews a ainsi rappelé que le H2 rejette trois cent soixante douze gramme de C02 au kilomètre, soit près de trois fois plus que la limite autorisée pour se voir attribuer un bonus écologique. De quoi, en effet, être tricard en ces années vertes.
Vice-président du constructeur américain en charge des alliances, John Smith a indiqué que « GM (allait) maintenant travailler en étroite collaboration avec les employés, les distributeurs et les fournisseurs de Hummer pour arrêter l’activité de façon coordonnée et responsable ». Environ trois mille employés travaillent sur la marque mais l’essentiel d’entre eux ne lui sont pas exclusivement dédiés, d’où un impact a priori limité sur l’emploi et peut-être même aucune suppression de poste. Ce qui ne gâcherait rien.

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