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Les glaciers de l’Himalaya et les sols gelés de Russie sont menacés par le réchauffement climatique

Les glaciers de l’Himalaya et les sols gelés de Russie sont menacés par le réchauffement climatique
Des chercheurs japonais et le gouvernement russe s’inquiètent à leur tour de l’impact du réchauffement climatique

La banquise perd de sa superbe et ça ne date pas d’hier. On l’a évoqué, certains experts prédisent même sa disparition pure et simple l’été à partir de 2030. Alors que plusieurs espèces venues du froid et notamment les ours polaires sont menacées de disparition en raison de la fonte de leur habitat naturel, des chercheurs japonais et le gouvernement russe tirent à leur tour la sonnette d’alarme. Certains glaciers de l’Himalaya (Asie) et le pergélisol (NDLR : ou « permafrost », qui désigne une partie du sol gelée en permanence) russe seraient en effet menacés à cause du réchauffement climatique.

Au cours des quarante dernières années, la chaîne himalayenne a vu trois de ses glaciers perdre le plus gros de leur superficie. Deux d’entres eux, situés dans des zones plus humides dans l’est et le centre du Népal, pourraient même, à terme, être rayés de la carte. Des scientifiques nippons ont en effet constaté que les masses des glaciers Yala (qui culmine à 5 400 mètres d’altitude) et AX010 (à 5 200 mètres) ont respectivement diminué de 0,8 et 0,81 mètres par an au cours des onze dernières années, contre 0,68 et 0,72 durant les années 1970. A contrario, le glacier Rikha Samba, situé dans une région sèche à l’ouest du Népal, voit sa surface diminuer à un rythme de moins en moins soutenu puisqu’il est passé de 0,57 mètre par an entre 1970 et 1980 à 0,48 mètre depuis 2000. « Cela peut s’expliquer par le fait que le glacier est situé à une altitude élevée (NDLR : 5 700 mètres), ce qui signifie que les pertes de masse liées à la fonte sont compensées au moins en partie par les chutes de neige », décrypte Koji Fujita, l’un des chercheurs.

Le gouvernement russe, lui, commence à s’inquiéter de la fonte de son pergélisol, qui recouvre près de 10,7 millions de kilomètres carrés, soit 63% de la superficie du pays. « Dans les 25 – 30 prochaines années, la superficie du pergélisol risque de diminuer de 10 à 18%. Dans quarante ans, cette valeur pourra augmenter de 15 à 30% », prophétise Vladislov Bolov, expert au ministère des Situations d’urgence russe. Une véritable catastrophe dans la mesure où ces sols gelés retiennent des quantités astronomiques de méthane, un gaz au pouvoir de réchauffement plus de vingt fois supérieur à celui du CO2. « En Sibérie occidentale, la température du sol gelé augmentera en moyenne de 1,5 à 2 degrés celsius pour atteindre entre -3 et -4 degrés Celsius », ajoute M. Bolov, pour qui cette évolution aura des conséquences importantes sur les infrastructures russes. Les lignes de chemin de fer, les routes, les gazoducs et les oléoducs risquent il est vrai de s’abîmer à mesure que le sol, d’ordinaire gelé, deviendra mouvant. Mais si la fonte du pergélisol augure de perspectives peu réjouissantes, d’autres s’en frottent déjà les mains : sous ces terres se trouvent les principaux gisements de pétrole, de gaz naturel et de charbon du pays.

La fonte de ces sols mais aussi des glaciers himalayens pourraient n’en demeurerait pas moins un cataclysme écologique que l’Homme peut peut-être encore éviter. A condition de faire les bons choix pour préserver autant que faire se peut des espaces naturels désormais en grand danger.

Crédits photos : flickr – A. Ostrovsky / Mt42420
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