Un tiers des Français a l’intention de s’équiper en énergies renouvelables, selon une étude de l’IFOP réalisée pour Qualit’EnR, le portail des installateurs d’énergies vertes.
La proportion est en légère hausse par rapport à l’année dernière puisqu’un quart des personnes interrogées avait alors l’intention de s’équiper. Cette augmentation intervient alors que la facture d’électricité ne cesse d’augmenter et que les économies d’énergie sont au cÅ“ur des préoccupations. La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) en a rajouté une couche le mois dernier, annonçant que le prix de l’électricité pourrait grimper de l’ordre de 30% d’ici 2016. Or, selon l’étude précitée, 90% des foyers français interrogés ont déjà le sentiment que leur facture énergétique (électricité, gaz, charbon, pétrole…) est aujourd’hui trop élevée.
Des craintes d’ordre environnemental ont également émergé à la suite de l’accident nucléaire de Fukushima (Japon), qui a mis en avant la sûreté des panneaux solaires et autres éoliennes. Enfin, cet intérêt croissant s’expliquerait par l’impact positif dû aux incitations fiscales : quand bien même celles-ci ont perdu de leur superbe avec la crise, le crédit d’impôt en faveur du développement durable (CIDD) mais aussi la baisse des tarifs du photovoltaïque annoncée par la CRE contribuent à cette évolution.

78 % des sondés disent par ailleurs avoir confiance en les différents systèmes d’énergies renouvelables, avec un plus grand succès pour l’insert et le poêle à bois. Viennent ensuite la chaudière à bois, le chauffe-eau solaire, et enfin la pompe à chaleur et les panneaux photovoltaïques.
Toutefois, si 25% de nos concitoyens se disent plus intéressés par les énergies renouvelables que l’année dernière, les freins à l’installation restent nombreux. En appartement, location ou colocation, installer une petite éolienne ou quelques panneaux solaires sur son toit est en effet une véritable gageure. Le fait de ne pas être propriétaire est ainsi la raison principale pour 38% des Français qui n’ont pas équipé leur résidence. Le prix d’achat demeure quant à lui un motif important pour 32% d’entre eux, loin devant le manque de place (18%) et la rentabilité de l’investissement (14%). Reste donc à faire en sorte que les technologies propres deviennent accessibles au plus grand nombre.