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Les Emirats Arabes Unis vont accueillir le Sommet mondial des énergies futures

Les Emirats Arabes Unis vont accueillir le Sommet mondial des énergies futures
Abu Dhabi, capitale pétrodollarisée, accueillera dans quelques jours le quatrième Sommet mondial des énergies futures (WFES). Les mentalités évoluent aussi dans les pays du Golfe...

Tout un symbole. Le quatrième sommet mondial des énergies futures (WFES) se tiendra du 17 au 20 janvier prochain à Abu Dhabi (Émirats Arabes Unis), dans un pays menacé au premier chef par le dérèglement climatique, où elles peinent à exister face à la toute-puissance de l’or noir et qui présente l’un des bilans carbone les plus élevés au monde.

Contrairement aux idées reçues les Émirats ne sont cependant pas réfractaires aux technologies « vertes » et à leur développement. Les autorités du pays s’apprêtent même à leur consacrer des sommes astronomiques. En témoignent le projet de centrale photovoltaïque Chams 1, évalué à quelque six cents millions de dollars (environ quatre cent soixante-quatre millions d’euros) et auquel Total sera associé, et surtout celui de Masdar City, ville artificielle zéro émission construite à deux pas de l’aéroport international d’Abu Dhabi qui nécessitera un investissement vertigineux de vingt-deux milliards de dollars (dix-sept milliards d’euros). Impossible n’est pas émirati…

D’ici à leur concrétisation chercheurs, experts gouvernants, investisseurs et représentants des établissements financiers discuteront ces prochains jours des enjeux liés à l’augmentation des températures et de la mise en place de solutions durables – dans tous les sens du terme – pour la sécurité énergétique.

Quatre thèmes principaux seront au programme cette année : le commerce, la finance, la réglementation et la technologie des sources renouvelables.

« Optimiser les démarches environnementales d’aujourd’hui et instaurer de meilleurs pratiques pour demain »

« La mise en place de pratiques respectueuses de l’environnement est un véritable challenge pour tous les acteurs économiques. Ces rencontres [...] permettront d’optimiser les démarches environnementales d’aujourd’hui et d’instaurer de meilleures pratiques pour demain », a déclaré dans un communiqué Akbar Al-Baker, PDG de Qatar Airways, désignée compagnie aérienne officielle de cet événement sponsorisé entre autres par la Deutsche Bank. Une belle récompense pour celle qui restera comme la première – et pour le moment unique – à avoir effectué un vol commercial avec du biokérosène Gas-to-Liquid (GTL), en octobre 2009. Ledit carburant devrait en outre être « produit au sein de la plus large centrale GTL jamais construite au Qatar et sera facilement accessible à toutes les compagnies aériennes », a précisé la compagnie.

Des milliers de visiteurs sont attendus dans la capitale émiratie et le record de l’an dernier – près de vingt-cinq mille participants originaires de cent quarante-huit pays – devrait être battu. Parmi les sujets brûlants qui seront traités, la construction de villes écologiques, dont on a pu voir qu’elle intéresse grandement le pays-hôte, les difficultés liées au stockage de l’énergie, l’instauration de solutions commerciales adaptées aux nouvelles réglementations climatiques, le financement de futurs projets énergétiques – qui tient une place de choix dans les négociations climatiques – ou encore les possibilités pour la région MENA (Moyen-Orient/Afrique du Nord) de devenir l’un des temples mondiaux des technologies « vertes ».

Abu Dhabi accueillera par ailleurs quatre jours durant l’Exposition internationale sur les Énergies futures et celle sur l’Environnement, laquelle sera dédiée aux technologies et aux solutions de gestion de l’air, des déchets et de l’eau. Quelque six cents entités dont les géants Alstom, BASF, Daimler et la Lyonnaise des Eaux, y prendront part.

Véritable « Davos de l’écologie », quoique les grands de ce monde ne participent pas à ce rendez-vous, le WFES ne cesse de grandir et constitue l’une des sinon la grande vitrine mondiale des énergies « propres ». C’est un fait : si leurs homologues fossiles, parce que moins onéreuses, continuent de se tailler la part du lion l’épuisement programmé des ressources pétrolières incite un nombre croissant de pays à se pencher sur leur cas. Ceux du Golfe Persique y compris. Vu leur prospérité économique, le tribut qu’ils risquent de payer au réchauffement climatique et le potentiel des sources éolienne, géothermique et solaire il eut certes été dommage qu’ils continuent de faire la sourde oreille.

Crédits photos : flickr – Doug Wertman / Sarah Ackerman
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