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Les éco-citoyennes, mues par un besoin naturel de préserver l’environnement »

Les questions environnementales, parce qu’elles concernent le quotidien et l’avenir, le bien-être et la santé de la planète, devraient intéresser chacun, sans distinction de sexe, d’âge, de classe sociale ou de niveau d’études. Selon le rapport « Femmes et éco-citoyenneté active en Europe », la gente féminine entretient pourtant un rapport privilégié avec la problématique verte.

Sexe faible ? En 2010 les inégalités hommes/femmes sont toujours légion, et la condition féminine est encore au cœur de nombreuses réflexions, y compris dans l’univers green. Le Centre Méditerranéen de l’Environnement du Vaucluse organise ainsi aujourd’hui à Pernes-les-Fontaines un forum qui lui est consacré. L’occasion de dresser un bilan des actions incitant les femmes à s’impliquer dans les politiques écologiques locales et d’analyser leur « vision du développement durable», ce à travers les récits d’expériences d’une trentaine d’élues locales et représentantes de la société civile Bulgares, Grecques, Tchèques et Françaises.

Complémentarité des sexes

Faut-il se référer aux études des neuroscientifiques, qui, pénétrant les arcanes de notre esprit, expliquent la différence psychologique et comportementale entre hommes et femmes par une histoire de « sphère encéphalique » ? Car, indépendamment de l’éducation et de la culture, l’hémisphère gauche, plus développé chez la femme, donnerait la part belle à la « communication, aux sentiments et aux émotions ». Plus précisément la femme serait « plus à l’écoute de son corps, de son entourage et du monde qui l’entoure ». Cette thèse est corroborée par les entretiens menés pendant deux ans dans le cadre du programme européen « Femmes et éco-citoyenneté active en Europe ». Ces dernières entretiendraient en effet un rapport particulier à l’écologie, privilégiant l’aspect socio-culturel au critère économique. Quand monsieur ambitionne un projet de grande envergure, madame vise l’action concrète, l’éco-geste quotidien. Maternelles, protectrices, responsables, « les femmes se sentent mues par un besoin naturel de préserver l’environnement à long terme ». Il y aurait également, dixit les instigateurs du programme précité, «une conscience quasi-instinctive de la nécessité de protéger leur cadre de vie des agressions de la société ».

Combat féminin

En 2005 déjà, à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, Klaus Toepfer, alors directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), publiait sur le site de l’organisation une ode à l’éco-citoyenne. Dans son « Célébrons la femme, gardienne de l’environnement », il entrevoyait l’attachement si singulier des femmes aux thématiques vertes. « Les femmes sont souvent les gardiennes des connaissances indigènes et initiatrices de nouvelles méthodes de gestions soucieuses de la biodiversité et de l’environnement », estimait-il. France Levert, présidente du conseil d’administration du Réseau des femmes en environnement a elle aussi rendu un hommage appuyé au combat des contributrices et bénévoles écolos dans une lettre ouverte publiée sur le site de l’association.

« Citoyennes, expertes, entrepreneures, chercheures, éducatrices, étudiantes, élues et autres ont contribué à faire évoluer les choses. Et si comme le disait Aragon « la femme est l’avenir de l’homme» et que des «lèvres de la femme tombent de sages avis» (Euripide), chaque personne a le pouvoir de changer le monde ». Des écrits que d’aucuns trouveraient quelque peu naïfs mais qui n’en sont pas moins un éloge de la prise de conscience individuelle, seule à même de créer une impulsion collective.

Crédits photos : flickr – kevindooley / Mikebaird / oddsock
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