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Les selles des baleines permettraient de réduire la teneur en carbone des océans, un processus à l’origine de leur acidification.
Les selles des baleines seraient une arme de choix pour lutter contre le changement climatique. Selon une étude menée par des scientifiques australiens, leurs déjections riches en fer amélioreraient en effet la capacité des océans à absorber du dioxyde de carbone (CO2). Cet outil naturel et efficace permettrait d’après eux d’atténuer l’acidification des océans, un phénomène qui ravage nombre d’écosystèmes marins. Quoique se nourrissant essentiellement de poissons et de petits crustacés, les baleines contribueraient ainsi à préserver la faune et la flore.
C’est bien la gourmandise de cet animal qui offre à ses défécations leurs vertus environnementales. Les baleines raffolent en effet du krill, petits crustacés dont la chair est riche en fer. « Environ 24% du fer contenu à la surface des océans de l’Antarctique est actuellement stocké dans les tissus » de ces crustacés, décrypte le docteur Steve Nicol, membre de l’Australian Antarctic Division (AAD). Le fer est un élément capital dans la croissance des algues qui pompent une grande quantité du carbone contenu dans les mers et qui constituent la nourriture de base du krill. « Quand les baleines en consomment, elles rejettent beaucoup de fer dans l’eau, lequel fertilise les océans et boucle ainsi ce cycle alimentaire. Elles pourraient être responsables du recyclage de près de 12% du fer contenu dans les eaux de surface des océans de l’Antarctique », détaille le Docteur Nicol. Selon l’étude d’AAD, ces excréments concentreraient dix millions de fois plus de fer que les eaux de l’Antarctique.
Des eaux acides, néfastes pour les écosystèmes marins
En finir avec la chasse à la baleine permettrait donc également de protéger la biodiversité marine dans la mesure où les selles ralentiraient la progression de l’acidification des océans, phénomène lui-même lié à une hausse de leur teneur en CO2. Selon une récente étude américaine, l’acidification des océans n’a cessé de s’accélérer. Depuis le début de la Révolution Industrielle, le taux de PH des mers du globe a ainsi décru de 0,1 unité. Les conséquences sur la vie marine restent à préciser mais elle affecterait pléthore de processus biologiques comme l’apport de nutriments ou la croissance d’organismes marins. Si cela se poursuit, l’eau marine pourrait devenir corrosive pour de nombreux récifs coralliens et les carapaces de certains crustacés. Sauver la baleine, c’est donc aussi préserver les océans.

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