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Les Amis de la Terre dénoncent les conséquences écologiques des activités de Shell

Les Amis de la Terre dénoncent les conséquences écologiques des activités de Shell
Parmi les nombreux griefs de l’association Les Amis de la Terre, auteure d’un rapport terrible sur les activités du groupe pétrolier néerlandais Shell, sa participation active à l’exploitation des sables bitumineux dans la province de l’Alberta (Canada)

L’ONG vient de consacrer un rapport dénué de la moindre concession au groupe pétrolier néerlandais.

Shell doit commencer à en avoir assez. Assez que des associations voire des groupuscules comme les Yes Men se mobilisent pour jeter l’anathème sur sa communication et ressortent les (nombreuses) casseroles dès que l’occasion se présente. L’entreprise sait aussi qu’on ne l’a fait pas aux Amis de la Terre, qui suivent son actualité et ses tricotages à la trace et ont diffusé cette semaine un contre-rapport sur ses exactions environnementales, dans la foulée du bilan annuel aseptisé que la multinationale a présenté à ses actionnaires mardi durant l’Assemblée générale.

Un bilan qui, au contraire de celui de l’ONG, élude les dommages collatéraux provoqués par sa participation active à l’exploitation des sables bitumineux de la province canadienne de l’Alberta, ses activités dans l’océan Arctique et au large de l’île de Sakhaline (Russie) et ces fameuses fuites d’hydrocarbures dans le delta du Niger au sujet desquelles Shell pourra certes toujours rétorquer qu’elle a été en partie disculpée l’an passé. L’enquête menée par les Nations Unies et dont les conclusions, rendues publiques en août dernier, ont été accueillies avec un soulagement certain par le pétrolier a néanmoins échoué à diluer le ressentiment des associations de protection de la nature. Dans leur esprit, Shell et BP ne font pour ainsi dire qu’un et ont en commun une responsabilité environnementale aussi considérable que sciemment occultée par leurs dirigeants respectifs.

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Excuses fictives

Comme son concurrent, et même si lui n’y est absolument pour rien dans le cataclysme provoqué par l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon en avril 2010 dans le Golfe du Mexique (Etats-Unis), le groupe batave, qui emploie environ quatre-vingt-dix-sept mille personnes dans quatre-vingt-dix pays du monde,  est un gros émetteur de gaz à effet de serre (GES). Il s’est aussi tristement illustré en refusant entre autres de délocaliser un stock de pétrole dangereux près de Manille (Philippines), en se mettant à dos des populations locales sur le continent noir et en s’acoquinant au Brésil avec le producteur de biocarburant Cosan, lequel a été lié « à une main d’oeuvre esclave et à des violations des droits du travail ».

Se présentant sous la forme d’un mea culpa hélas imaginaire, l’expertise des Amis de la Terre, qui a été remise aux actionnaires de Shell, est destinée à leur administrer une piqûre de rappel et à montrer l’envers du décor à ceux qui croyaient encore que l’entreprise est aussi irréprochable que possible sur le plan écologique. Coordinateur de la campagne Responsabilité des entreprises des Amis de la Terre International, Paul de Clerk a fait part de son souhait de voir les promesses formulées dans ce pastiche devenir réalité. « Shell a conscience des dommages causés à l’environnement et de la violation des droits des communautés locales où l’entreprise est impliquée. Nous voulons que Shell prenne des mesures pour réparer les dommages et prévenir d’autres méfaits », a-t-il ajouté, en ayant sans doute conscience qu’il n’a que peu de chances d’être entendu.

Concrètement, l’ONG réclame un nettoyage des pollutions et des indemnisations pour leurs victimes, l’arrêt des violations des droits de l’Homme et des exploitations comportant « des risques importants pour les approvisionnements en eau, la santé, l’agriculture et la biodiversité », l’amélioration de l’entretien des exploitations « afin d’éviter tout nouveau cas de pollution » et la réduction de leur empreinte carbone.

Lucide, la chargée de campagne Responsabilité des Acteurs Financiers aux Amis de la Terre France Juliette Renaud sait néanmoins que « les multinationales ne se réguleront jamais d’elles-mêmes et n’assumeront pas leurs responsabilités sociales et environnementales ». Les gouvernants doivent donc durcir les législations. Sans trop tarder si possible.

Crédits photos : flickr – sbamueller / Lee Jordan
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  • hyper ecolo

    Cher Shell,
    Un minimum de conscience écologique s’impose à vous, faites en usage !
    Non mais oh !