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Le WWF et TRAFFIC réclament une régularisation urgente des tigres de compagnie aux Etats-Unis

Le WWF et TRAFFIC réclament une régularisation urgente des tigres de compagnie aux Etats-Unis

Alors qu’un sommet international dédié à leur préservation débutera dans une dizaine de jours, les tigres font de nouveau la une de l’actualité. Le tigre domestique serait en effet une lubie en vogue aux Etats-Unis. La législation américaine serait en l’occurrence coupable de « lacunes béantes », d’où une menace aussi bien pour les citoyens que pour les prédateurs.

Statistique édifiante : les Etats-Unis hébergeraient selon le Réseau de surveillance du commerce des espèces 5 000 tigres en captivité, alors qu’il n’en reste plus que 3 200 à l’état sauvage dans le monde. Une aberration qui s’explique par le fait qu’un tiers seulement des 51 Etats du pays réglementent l’adoption des félins exotiques comme animaux de compagnie. 6 n’ont même instauré aucune législation contraignante quant à leur possession.

« De nombreux félins appartiennent à des propriétaires privés (…) et vivent dans des conditions déplorables », déplore le WWF, qui a multiplié les initiatives tout au long de l’année et n’ignore pas que le tigre est un prédateur solitaire. D’après les experts il aurait même besoin d’un terrain de chasse de plus de 100 km2.

Une pratique qui encourage le commerce illégal

L’augmentation du nombre de tigres domestiques a généré un accroissement de leur trafic clandestin. A cet égard rappelons qu’outre leur peau, les os et les dents sont particulièrement recherchés pour leurs valeurs curatives en médecine traditionnelle asiatique. Selon Leigh Henri, du WWF, « débité et mis en morceau, (le félin) pourrait être vendu entre 30 000 et 100.000 dollars (entre 21 500 et 71 800 euros) ».

Ce commerce juteux est une menace supplémentaire pour une espèce qui d’après l’organisation a déjà perdu 90 % de ses effectifs en l’espace d’un siècle.

L’embellie reste possible

La situation pourrait néanmoins s’améliorer, en « coopérant avec les nations qui possèdent de nombreux tigres en captivité, afin d’empêcher que le commerce de ces animaux menace les autres tigres en liberté », estime Mme Henri. Parmi les mesures préconisées, la création d’un système d’information centralisé, base de données regroupant tous les tigres sur le sol américain. Certains Etats comme l’Iowa ont par ailleurs montré la voie en interdisant la possession des félins et en mettant en place un programme d’identification par ADN et photos. Des mesures qui sont sans doute les seules à même d’endiguer les dérives actuelles.

Le doublement de la population du tigre à l’horizon 2022, objectif avoué des treize pays qui se réuniront à Saint-Petersbourg (Russie) à la fin du mois, passe lui aussi par des décisions fortes. Les Etats-Unis n’y prendront pas part, n’ayant pas le privilège de faire partie des nations qui hébergent encore des félins à l’état sauvage. Ils ont toutefois la possibilité, d’aucuns diraient le devoir, de participer à leur manière à l’effort international.

Crédit photo : flickR - law_keven / catlovers
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