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Le trou de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique amplifierait les changements climatiques

Le trou de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique amplifierait les changements climatiques
Le trou de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique aurait généré une augmentation de 10 % des précipitations dans les zones sèches des tropiques entre 1979 et 2000

C’était la grande peur environnementale des années 1970 et 1980. On l’a quelque peu oublié depuis mais il n’a pas disparu pour autant. Le trou de la couche d’ozone revient de manière périodique dans l’actualité. Il demeure toutefois un problème majeur, en dépit de la signature du Protocole de Montréal en 1987, lequel est l’unique traité environnemental à avoir été ratifié universellement – cent quatre-vingt-seize pays y sont associés – et a permis la proscription des chlorofluorocarbones (CFC) (NDLR : qui perdurent toutefois dans l’atmosphère sous forme moléculaire), et contribuerait au dérèglement climatique dans des proportions inquiétantes.

Si la couche d’ozone, grande oubliée des négociations climatiques, ne diminue plus, il faudra cependant s’armer de patience avant que ses trous soient résorbés, notamment ceux au-dessus des pôles. « L’ozone total, dont celui des régions polaires, ne baisse plus », avait indiqué en septembre dernier Len Barrie, directeur de recherche de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), tandis que le secrétaire général de l’ONU Ban ki-Moon se félicitait que, « grâce à un strict respect (du Protocole précité), les pays signataires (aient) réduit de plus de 98 % la production la production et la consommation des substances chimiques ».

Deux vérités appréciables mais qui ne sauraient en masquer deux autres, beaucoup moins réjouissantes : l’OMM a constaté un trou record début avril au-dessus du Pôle nord mais surtout celui qui se forme chaque printemps au-dessus de l’Antarctique persistera encore très longtemps, jusqu’en 2045 voire en 2060 aux dires de certains spécialistes, et c’est d’autant plus regrettable qu’il aurait une influence décisive sur la circulation des courants atmosphériques de l’hémisphère sud.

Des répercussions jusque sous les tropiques

Principale auteure d’une étude consacrée à l’impact climatique de ce fameux trou et qui a été publiée dans la très sérieuse revue Science, Sarah Kang, chercheuse à l’Université Columbia de New York (États-Unis), s’est étonnée que, bien que « situé aussi haut dans l’atmosphère au-dessus de l’Antarctique, il puisse avoir des conséquences sur les précipitations jusque sous les Tropiques ». Concrètement, les zones sèches des Tropiques ont enregistré une hausse des précipitations de 10 % en été entre 1979 et 2000 et l’agrandissement du trou au-dessus du Pôle sud aurait conduit à un refroidissement au lieu d’un réchauffement, d’où un changement des vents qui balaient l’Antarctique d’ouest en est.

Une découverte qui rendrait irresponsable le fait de se cantonner aux émissions de dioxyde de carbone dans les tractations internationales, estime Mme King, et qui aux dires du professeur Lorenzo Polvani, co-rédacteur de l’expertise, « pourrait bouleverser la stratégie de lutte contre le réchauffement de la planète ». C’est en tout cas ce qu’il faut souhaiter.

Parce qu’aucun malade n’a jamais guéri à la suite d’un mauvais diagnostic.

Crédits photos : flickr – NASA Goddard Space Flight Center / NOAA – Photo Library
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  • jf

    C’est vrai qu’il s’agit d’un sujet très vite oublier, ce n’est plus le sujet écolo “in” du moment, mais merci à Zegreenweb de nous rappeler les problématiques environnementales.