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Le syndicat des énergies renouvelables dévoile ses propositions pour atteindre 25 % d’énergies vertes en France d’ici 2020

Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) réclame notamment un assouplissement des procédures qui régissent le secteur de l'éolien terrestre

Le nucléaire aura beau se tailler longtemps encore la part du lion dans le bouquet énergétique français, il n’est pas question de rater le train en marche des énergies renouvelables. Le SER a émis douze propositions pour qu’elles contribuent à hauteur de 25 % à la production nationale d’électricité à l’horizon 2020, un pourcentage qui permettrait selon lui de créer 125 000 emplois verts.

La deuxième loi du Grenelle s’est traduite par un durcissement des procédures en matière d’éolien terrestre qui n’est pas du tout du goût du SER, qui dans le « Livre blanc des énergies renouvelables » qu’il a dévoilé la semaine dernière appelle à lui « donner un nouveau souffle ». Comment ? En desserrant ce qu’elle appelle « le carcan administratif », en supprimant la règle des 5 éoliennes minimum, « qui pénalise tout particulièrement certaines régions et paysages plus adaptés à la réalisation de petits projets », en empêchant « les dérives liées aux possibilités de recours des tiers » (via notamment une augmentation du montant des amendes), en améliorant « l’équilibre économique des projets » et en modifiant « les règles de balisage des éoliennes ». Une modification du cadre de développement s’impose aux yeux du Syndicat, qui plaide entre autres pour la constitution d’un « centre français d’expertise sur l’éolien, en s’appuyant éventuellement sur un futur Institut d’Excellence en matière d’Énergie Décarbonée (IEED) ».

Concernant l’éolien offshore, encore aux abonnés absents dans les eaux territoriales françaises mais dont les bases ont été jetées par Nicolas Sarkozy début 2011 (NDLR : les premiers parcs devraient voir le jour d’ici 2018), il préconise la création d’un « guichet unique pour l’instruction des principales autorisations », une simplification des procédures et le lancement rapide de « nouveaux appels d’offres pour amorcer le développement de filières industrielles ». Le SER milite aussi pour l’extension de la réglementation applicable aux eaux territoriales à la ZEE (Zone économique exclusive) ainsi que pour l’élaboration d’une réglementation « adaptée aux sites d’essais et démonstrateurs », la détermination de zones propices par type d’énergies marines devant quant à elle s’effectuer en concertation entre « les acteurs de la filière et les différents usagers de la mer ».

« Reconstruire la filière photovoltaïque »

Le Syndicat, à qui il n’a bien sûr pas échappé que le moratoire gouvernemental de trois mois a amené de nombreuses PME du secteur à compresser leur personnel, quand elles n’ont pas dû mettre la clef sous la porte, appelle également à « reconstruire la filière photovoltaïque ». Un impératif qui passe selon lui par l’énonciation d’objectifs « à la hauteur des enjeux », la conception d’un « système tarifaire adapté », la généralisation du photovoltaïque « dans les règles d’urbanisme et de réglementation thermique » et le placement du développement industriel « au coeur des décisions ». « Au cours des dix prochaines années, trois facteurs vont rendre possible le déploiement à grande échelle du photovoltaïque sans soutien financier de l’État : le développement de politiques publiques volontaristes, la baisse progressive des coûts des systèmes et l’émergence de normes de performance énergétique ambitieuses pour les bâtiments », estime le SER, qui table sur la création de plus de 56 000 emplois à l’horizon 2020 et sur une capacité de production de 40 000 mégawatts (MW) d’ici 2030. Et de suggérer par exemples la modification de l’arrêté tarifaire photovoltaïque afin d’« étendre le système tarifaire aux installations de plus de 100 kilowatts crête (KWc) » ou encore la poursuite des investissements dans la recherche et le développement et dans le transfert industriel, de sorte à « être en mesure de développer un avantage technologique dans le cadre de la compétition internationale ».

Rappelons que la ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet a précisément indiqué l’été dernier « préparer le coup d’après », comprenez établir les fondements d’une excellence technologique française en matière d’énergie photovoltaïque, par opposition à la stratégie chinoise de standardisation certes redoutable sur le plan économique mais qui est loin d’apporter toutes les garanties environnementales. Peut-être faudra-t-il tenir compte des recommandations du SER pour maximiser les chances de réussite de cette entreprise.

Retrouvez l’intégralité des propositions du SER émises dans son « Livre blanc des énergies renouvelables » en cliquant ici.

Crédits photos : Wikimedia Commons / Westerly - Jchantraine
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