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Le SRI, remède contre la faim dans le monde?

Le SRI, remède contre la faim dans le monde?
Une nouvelle technique de culture du riz pourrait augmenter le rendement des rizières de 20 à 50%, et ce à moindre coût économique et écologique. Ne reste plus qu’à la développer à grande échelle…

Réduire la faim dans le monde et protéger la biodiversité en même temps, c’est ce que pourrait permettre une nouvelle technique de culture du riz. Soutenue par des associations comme Oxfam et le WWF, elle commence à se développer dans les pays du Sud…

Le système d’accroissement des rendements du riz, plus connu sous son abréviation anglaise SRI (NDLR : pour System of Rice Intensification), est en réalité aussi révolutionnaire… que simple à mettre en place. Un cadre technique du WWF à Madagascar, un des pays qui teste cette méthode, en explique le principe : « Il s’agit de planter les jeunes pousses de riz lorsqu’elles ont seulement deux feuilles. Mais le plus important est de mettre un seul plant dans chaque trou et de laisser 30 à 40 centimètres entre les plants ». Et, par la suite, de ne surtout pas les inonder.

Une fois la démarche acquise, le résultat ne se fait pas attendre : les gains de productivité peuvent atteindre de 10 à 50% selon les exploitations. Dans certaines zones, les rendements sont même multipliés de façon spectaculaire, comme témoigne Philbert Randriamanantsoa, le président d’une association de producteurs de riz d’Ivohibe à Madagascar : « J’ai récolté 9 tonnes de riz à l’hectare, alors que selon les méthodes normales, le rendement maximum ne dépasse jamais les 2 tonnes ».

Soulager la terre

Il n’y a pas qu’en termes de productivité que le SRI fait des miracles, mais aussi d’un point de vue environnemental. Les quantités d’eau requises pour les cultures peuvent en effet être diminuées d’entre 25 et 50%, point non négligeable alors que les rizières souffrent particulièrement du réchauffement climatique. Il permet également de se passer de produits néfastes pour la planète, comme l’explique Le Ngoc Thach, président de la coopérative de Dai Nghia au Viêt-Nam et qui travaille en étroite collaboration avec Oxfam America : « le SRI aide les fermiers comme moi à produire plus de riz à moindre coût sans compter sur les fertilisants et autres pesticides qui peuvent diminuer la fertilité des sols et menacer la qualité de l’air, des sols et de l’eau ». Grâce à cela, les plants se révèlent également plus résistants aux maladies. A Ivohibe la déforestation s’est sensiblement ralentie et même, des projets de reforestation peuvent commencer à être financés par les producteurs.

L’ensemble de ces résultats a été rendu public dans un rapport conjoint d’Oxfam America, du WWF-International et d’Africare, sur la base d’expériences menées par ces trois organisations au Viêt-Nam, en Inde et au Mali. « Le SRI est une réponse à un des défis majeurs de ce siècle : comment augmenter la quantité de nourriture nécessaire pour alimenter une population en augmentation alors que le climat provoque des phénomènes climatiques plus erratiques et des pénuries d’eau ».

Crédit photo : flickR – AnnieGreenSprings / CIAT – International Center for Tropical Agriculture / mckaysavage

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