NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

Le shark finning immortalisé

Le shark finning immortalisé
Les pays asiatiques prêtent des vertus aphrodisiaques et médicinales aux ailerons de requin. Cette croyance ancestrale est à l'origine d'une hécatombe aussi insupportable que potentiellement dramatique pour les autres espèces aquatiques

C’est une pratique barbare à l’origine d’un génocide animal particulièrement préjudiciable à l’écosystème. Une de ces manifestations de cruauté propre à l’Homme et qu’aucun défenseur de l’environnement ne peut concevoir. Le shark finning, cette répugnante coutume made in Asia qui consiste à ne couper « que » les ailerons du requin avant de rejeter le prédateur à la mer, étant entendu qu’il n’a pas la moindre chance de survivre, a déjà fait l’objet d’un documentaire poignant réalisé avec le concours de l’association Sea Shepherd en 2006.

Ceux qui ont vu Sharkwater en ont appris davantage sur le shark finning. Les personnes moins informées sur ce sujet d’autant plus capital que les requins se trouvent tout en haut de la chaîne alimentaire – et jouent à ce titre un rôle de régulateur – pourront combler leur retard à travers une exposition de photos choc organisée par la Fondation Albert Ier à l’Institut océanographique de Paris, rue Saint-Jacques (Ve arrondissement). Explicitement intitulée « Requins, pour quelques nageoires de trop », soutenue par le ministère de l’Écologie, le WWF et la librairie Gibert Joseph, elle se tient depuis le 8 juillet et s’achèvera le 13 septembre. Développée par le Docteur Pascal Deynat, elle consiste en un hommage en trente-et-un panneaux des plus beaux travaux du photographe américain Jeff Rotman.

L’objectif est évidemment de sensibiliser le grand public à une aberration qui porte préjudice à l’ensemble des espèces marines et de dédiaboliser les seigneurs de la mer, ce qu’ont aussi voulu faire les organisateurs de l’exposition « Dans le Sillage des requins », laquelle s’est également tenue dans la capitale du 2 février au 6 mars dernier.

« Cette exposition rythmée par quatre thèmes [...] (doit montrer) [...] que la pérennité  des traditions séculaires constitue une atteinte constante au maintien de la biodiversité. L’exposition permet d’apporter un autre regard sur ces prédateurs apparus plus de quatre cent vingt millions d’années avant l’Homme mais qui ne risquent pas de lui survivre », précise l’Institut sur son site Internet. Le pessimisme doit en effet être de mise dans la mesure où de cent à cent cinquante millions de squales seraient tués chaque année. Il est regrettable que l’immensité des chiffres n’ait pas encore calmé tout le monde.

Infos pratiques :

INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE

195, rue Saint-Jacques

75 005 PARIS

Tel. : 01 44 32 10 70

Exposition ouverte du lundi au vendredi de 10h à 18, fermée les samedi et dimanche

Entrée libre

www.oceano.org

Crédit photo : © Jeff Rotman/jeffrotman.com
Suivez toute l'actualité sur ce sujet et sur le développement durable avec le flux RSS

GD Star Rating
loading...

NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

  • daniel d

    “Barbares” est bien le mot, s’agissant de ces pratiques connues depuis longtemps et jusque là acceptées au nom de sacro-saintes traditions aussi débiles que répugnantes, que ce soit le shark finning en Asie ou le massacre des dauphins aux Iles Féroé.
    Au final, c’est la biodiversité -donc l’Homme- qui en est la victime.

  • emilieg

    C’est répugnant de faire ça ! Après on s’étonne que des espèces sont en voie de disparition faut arrêter les conneries !! Ils ne demandent rien a personne alors c’est pas compliqué faut leur foutre la paix ! Pour moi ce n’est pas de la pêche c’est un meurtre commit de sang froid !