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Le Rwanda mise désormais sur le tourisme haut de gamme

Le tourisme est un levier majeur pour la croissance économique du Rwanda : il s’agit en effet du secteur qui génère la plus grande rentrée de devise du pays. Soucieux de favoriser la croissance de son PIB, le gouvernement de ce pays d’Afrique de l’Est compte développer une nouvelle stratégie axée sur le marché de niche du tourisme haut de gamme. C’est la raison pour laquelle le “Pays des mille collines” a récemment doublé le prix du permis nécessaire pour observer les gorilles sauvages, attraction phare du pays.

Le massif des Virunga est une chaîne de montage que se partagent le Rwanda, la République Démocratique du Congo et l’Ouganda. Il s’agit du dernier sanctuaire au monde des gorilles sauvages. L’observation de ces primates, dont la population a légèrement augmenté au cours de ces dernières années, est depuis de nombreuses années la principale attraction touristique du Rwanda et une source de croissance économique non négligeable.

Les autorités n’entendent cependant plus se contenter de cette seule attraction : le gouvernement compte désormais diversifier son offre touristique et se concentrer sur le marché de niche du tourisme haut de gamme. Première mesure concrète de cette nouvelle stratégie : le prix du permis de visite aux gorilles a doublé au mois de mai : il est passé de 750 à 1.500 dollars (soit 1.300 euros).

“Il s’agit d’une activité exceptionnelle qui doit être limitée à un petit nombre. Notre tourisme repose essentiellement sur nos ressources naturelles et nous ne badinons pas avec la conservation”, explique Clare Akamanzi, directrice générale de l’Office rwandais du développement.

Si le prix du permis est désormais bien moins élevé en République Démocratique du Congo et en Ouganda, le gouvernement rwandais mise sur ses atouts pour convaincre les visiteurs internationaux. Le génocide de 1994 est désormais oublié et le pays affiche ses progrès économiques et sa stabilité. “C’est un pays propre, organisé et sûr, qui lutte sans merci contre la corruption. Nous mettons tout en œuvre pour créer une bonne expérience”, explique à ce titre Mme Akamazi.

En plus de cette concurrence, le Rwanda espère désormais convaincre les touristes de rester plus longtemps que 4 jours, durée moyenne d’un séjour englobant un trek dans les montagnes et une visite du mémorial du génocide. “Nous voulons garder le haut de gamme comme point d’ancrage pour le tourisme, mais fournir d’autres offres”.

Le pays va désormais miser sur le tourisme culturel et sportif (grâce à la renommée grandissante de son tour cycliste annuel) et compte devenir une destination de choix pour les amateurs de safari. Grâce à la réintroduction du lion et du rhinocéros dans le Parc National de l’Akagera, le Rwanda pourra en effet compter sur le pouvoir d’attraction du célèbre “Big Five” (lion, rhinocéros, éléphant, buffle, léopard).

L’annonce du gouvernement soulève cependant quelques inquiétudes du côté des hôtels de milieu de gamme. “Nous risquons de perdre des revenus substantiels pour l’industrie et le gouvernement”, estime l’Association rwandaise des voyagistes et tour-opérateurs, qui précise qu’en basse saison tous les permis ne sont pas vendus.

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