NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

Le poisson volant, nouveau consultant en aéronautique

Le poisson volant, nouveau consultant en aéronautique

La nature a encore bien des choses à nous apprendre. Personne avant l’ingénieur sud-coréen Haecheon Choi n’avait jusque là pensé à étudier les propriétés du poisson volant dans l’optique de compléter le savoir humain en matière d’aéronautique. Le poisson ailé est pourtant capable de planer hors de son élément naturel pendant quarante secondes et de parcourir ainsi une distance de près de 400 mètres à une vitesse qui dépasse les 65 km/h. L’exocet de son vrai nom évolue dans les mers chaudes et s’est vu affublé du nom de « poisson volant » en raison de ses nageoires pectorales surdéveloppées. Celles-ci lui permettent de réaliser de réelles prouesses pour un poisson qui ne fait guère plus de trente centimètres de long en moyenne. Le poisson volant décolle littéralement hors de l’eau en déployant ses ailes, la nageoire caudale étant alors sollicitée pour donner l’impulsion, et ce n’est pas un hasard si l’exocet a aussi donné son nom à un missile français…

De nombreux scientifiques se sont déjà inspirés d’animaux pour mettre au point des inventions révolutionnaires, Leonard de Vinci le premier. M. Choi a quant à lui pu constater qu’aucune étude approfondie n’avait été entreprise sur les caractéristiques du poisson volant et notamment l’aérodynamisme de ses nageoires. C’est désormais chose faite. Avec son collègue de l’université de Séoul Hyungmin Park l’expert a en effet placé le poisson dans une soufflerie afin de calculer sa capacité à planer, le glide ratio (terme aéronautique qui correspond au rapport entre la vitesse horizontale et la vitesse verticale). Conclusion : ce ratio s’élève à 4,4:1 pour l’exocet (NDLR : soit une distance parcourue de 4,4 mètres pour une perte d’altitude d’un mètre).  Un ratio supérieur à celui des abeilles (2,5), des mouches du fruit (1,8) et équivalent à celui des pétrels (4). Cela en dit long sur les performances du poisson.

Les deux chercheurs souhaiteraient désormais que les spécialistes s’inspirent du poisson volant pour améliorer l’aérodynamisme des avions, ce qui engendrerait des économies de kérosène et une diminution des rejets de CO2.

Nous n’en est sommes pas encore là. Cependant, les facultés de l’exocet prouvent une fois de plus qu’il est dans l’intérêt de l’homme de rester à l’écoute de la nature.

Suivez toute l'actualité sur ce sujet et sur le développement durable avec le flux RSS

GD Star Rating
loading...

NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !