NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

Le Mercantour révèle au monde onze nouvelles espèces

Le Mercantour révèle au monde onze nouvelles espèces
Le parc du Mercantour, véritable sanctuaire de la biodiversité, compterait entre 15 et 20 000 espèces dont certaines totalement inconnues jusque là. Onze nouvelles découvertes ont en tout cas été réalisées grâce à un inventaire international

C’est à la suite d’un inventaire mené conjointement avec le parc national italien des Alpi Marittime que le parc du Mercantour a découvert de nouveaux habitants sur notre planète.

L’ATBI (All Taxa Biodiversity Inventory), ou inventaire biologique généralisé, a débuté en 2006 grâce à l’alliance entre plusieurs grands musées d’histoire naturelle et des jardins botaniques réunis sous la bannière de l’European Distributed Institute of Taxonomy (EDIT). Près de quatre ans après ce lancement, onze nouvelles lignes ont été écrites sur la table des espèces pour le plus grand bonheur des conservateurs de la biodiversité mais aussi des « taxinomistes », nom donné à ces spécialistes de la classification des espèces. Pour l’heure, sept invertébrés aquatiques souterrains, trois arthropodes de l’ordre des collemboles et un insecte ont pour la première fois été formellement identifiés.

Ce grand projet de recensement est le plus important du genre depuis celui lancé par les Etats-Unis en 1998 dans les Great Smoky Mountains (Appalaches). « Pour mieux comprendre un écosystème, il faut savoir de quoi il est fait. Et mieux comprendre, c’est mieux protéger », a expliqué sa responsable Marie-France Leccia. Cet inventaire ne se borne cependant pas à un comptage minutieux des habitants, dans la tradition du naturaliste suédois Carl von Linné, véritable « père » de la taxinomie, même si ses principes de base – identification, répertoriage et classification des espèces – constituent l’objectif principal de cette mission. Mme Leccia veut également « étudier l’évolution des écosystèmes, évaluer l’impact du réchauffement climatique ou de la pollution en suivant certaines espèces servant de «marqueurs biologiques » ».

Un des 34 « points chauds » de la biodiversité biologique

D’après plusieurs estimations le Parc national du Mercantour, situé sur les départements des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence, compterait entre 15 et 20 000 espèces différentes, ce qui lui confère le statut de « point chaud » de la diversité biologique dans le monde en compagnie de 33 autres sites. Pour l’heure, 7 600 espèces ont d’ores et déjà été recensées mais le travail de fourmi de l’équipe de Mme Leccia est loin d’être terminé. « Nous poursuivrons notre projet aussi longtemps que possible […] Cette année, nous commençons les volets mousses et lichens. En 2011, nous débuterons la parasitologie », précise-t-elle. D’un montant annuel de 150 000 euros jusqu’à 2009, les subventions ont été portées à 850 000 euros jusqu’en 2012 à la suite de la participation au projet de la région Provence-Alpes-Côte-D’azur, de la Commission Européenne, du gouvernement monégasque, de la Fondation Albert II de Monaco et des conseils généraux des Alpes de Haute-Provence et des Alpes-Maritimes.

Les défenseurs de l’environnement ont pu constater que le parc du Mercantour n’est pas le seul dans les Alpes à veiller sur ses richesses animales et végétales. Le parc de Maurienne confère ainsi une protection toute particulière à ses forêts. C’est en fait l’ensemble de la chaîne alpine qui tient à son unicité et à sa biodiversité. Malgré les menaces liées à la pollution et au dérèglement climatique elle semble aujourd’hui bien gardée.

Crédit photo : Flickr – frederic.salein
Suivez toute l'actualité sur ce sujet et sur le développement durable avec le flux RSS

GD Star Rating
loading...

NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !