NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

Le frelon asiatique, terreur des abeilles

L'écosystème national commence à sérieusement pâtir de la voracité du frelon asiatique.
Le frelon asiatique est sans pitié pour les abeilles, d'où de sérieux dommages pour la biodiversité dans sa globalité.

Vespa Vélutina Nigrithorax de son nom scientifique, il dépèce les apidés  à une rapidité effrayante et cause à ce titre un tort immense à la biodiversité.

Maillon essentiel de la biodiversité, les abeilles souffrent actuellement mille tourments. Maladies, OGM, parasites (le Varroa en particulier), pesticides, pollution, virus : la liste des menaces qui planent sur elles est longue. La tendance est actuellement aux déplacements en milieu urbain où, aussi inattendu que cela puisse paraître, les apidés sont moins en danger.

Le frelon asiatique à pattes jaunes est un autre fléau. Un fléau qui, lui, ne fait pas la différence entre villes et campagnes et qui, depuis son apparition dans nos frontières en 2004, a déjà « colonisé » quelque quarante départements métropolitains. Constante, la progression de cette insecte à dominante noire – « avec une large bande orange sur l’abdomen et un liseré jaune sur le premier segment », rappellent nos confrères de 20 Minutes – a d’ores et déjà amené certaines municipalités à employer les grands moyens.  « Nous enlevons en moyenne deux nids dangereux par jour. Vendredi dernier, nous sommes à nouveau passés à côté d’un drame quand un nid a été découvert par des enfants dans un compteur électrique à proximité de terrains de tennis», a témoigné le maire de Lège-Cap-Ferret (Gironde) Michel Sammarcelli, interrogé par Reuters. Lège-Cap-Ferret où, au début du mois, une femme de soixante-neuf ans est décédée des suites de ses piqûres après être tombée sur un essaim en ouvrant la porte de sa maison.

Ainsi le frelon asiatique peut-il tuer un homme ou une femme vulnérable. Cédric Clézardin, un employé municipal de cette même commune cité par 20 Minutes, a eu plus de chances quand, le 16 juillet dernier, après avoir malencontreusement coupé un nid de frelons asiatiques en deux, il a été « immédiatement attaqué, piqué une première fois à la tête puis de nouveau attaqué par plusieurs autres frelons ». Déjà piqué une première fois l’an passé, alors au bord du coma après qu’il ait… perdu la vue – il fallut de surcroît plusieurs heures au médecin pour le ranimer -, il ne se sépare plus depuis de sa seringue d’adrénaline.

Du dioxyde de soufre, non officiellement autorisé comme insecticide, pour vaincre le monstre

Débarqué au port du Havre (Seine-Maritime), omniprésent en Gironde, le frelon asiatique a aussi été observé à Paris, mais l’État n’a jusqu’ici pris aucune mesure spécifique. Motif ? Pourtant très menaçant, à même de projeter son venin sans même piquer et capable à lui seul de déstabiliser tout un écosystème, l’insecte, qui mesure de dix-sept à trente-deux millimètres de long, n’est pas classé parmi les espèces nuisibles. Aussi la plupart des municipalités font-elles appel au secteur privé pour enlever les nids, tâche périlleuse s’il en est.

À Lège-Cap-Ferret, « trois agents sont détachés et formés par des apiculteurs avec au minimum deux nids à traiter par jour. Équipés de combinaisons, ils insufflent dans les nids du dioxyde de soufre, utilisé pour désinfecter en viticulture et par les apiculteurs dans la destruction des frelons asiatiques, mais non officiellement autorisé comme insecticide », détaille le quotidien.

Responsable de l’unité des maladies allergiques au CHU de Bordeaux (Gironde) également interrogé par 20 Minutes, le docteur Stéphane Guez assure néanmoins qu’« une piqûre de frelon asiatique n’est pas plus dangereuse que celle d’autres insectes de ce type, sauf pour les personnes qui ont une allergie ». Pour atténuer ses conséquences, il faut avoir de l’adrénaline injectable à portée de main. Administrée immédiatement, celle-ci s’avère d’une redoutable efficacité. Mais « les médecins allergologues conseillent avant tout de procéder à une “désensibilisation”, traitement sur plusieurs années qui permet de se défaire de cette allergie », rapporte le quotidien.

Enfin, le Conseil général de Charente a jugé la situation suffisamment préoccupante pour lancer un vaste plan de lutte. « Avec un atout essentiel pour convaincre: tous les frais sont pris en charge. C’est la collectivité qui paie en partageant avec les municipalités ayant signé une convention », souligne Charente Libre, qui précise que, « depuis le début l’été, les chasseurs de frelons croulent sous la demande ».

La sénatrice de Charente Nicole Bonnefoy a de son côté eu la bonne idée de déposer un projet de loi pour que le fléau du frelon asiatique soit pris en compte au niveau national. Vu les dommages perpétrés par l’insecte, en particulier sur les abeilles, cela serait la moindre des choses.

Crédits photos : Wikimedia Commons - Siga
Suivez toute l'actualité sur ce sujet et sur le développement durable avec le flux RSS

GD Star Rating
loading...

NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

  • daniel d

    Je suis contre toutes formes de délit de faciès, mais il faut quand même avouer que cette bestiole a vraiment une sale gueule !

  • RomarinSud

    D’où tenez-vous que les OGM sont une menace pour les abeilles?

  • Rageous

     Sur un site “green” ne pas suivre la meute abêtie de mensonges serait contraire avec l’éthique écolo…