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Le FMI veut créer un nouveau fonds environnemental

Le FMI veut créer un nouveau fonds environnemental
Dominique Strauss-Kahn prône des solutions innovantes pour atténuer les conséquences financières du réchauffement climatique

Le quarantième Forum économique mondial de Davos (Suisse) s’est tenu du 27 au 31 janvier dernier. Depuis son lancement en 1971 par le professeur d’économie Klaus Schwab, il s’emploie à réunir la crème de l’intelligentsia économique.

Aussi, cette année encore, des responsables politiques, des dirigeants d’entreprise, des intellectuels et des journalistes de tout premier plan ont-ils rallié la station de sports d’hiver grisonne pour dresser un état des lieux de la situation planétaire, au demeurant pas des plus rassurantes. Et cette année encore, des pistes ont été explorées pour que la très ambitieuse mission première de cette manifestation hors norme, à savoir « améliorer l’état du monde », n’en reste pas au stade du fantasme.

Parmi elles, proximité temporelle avec l’échec du sommet de Copenhague et urgence climatique obligent, l’instauration d’un nouveau programme de financement pour mieux supporter les conséquences de la hausse des températures.

Le directeur du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a en effet indiqué, quelques heures avant la clôture du Forum, que la vénérable institution dont il a la charge était en train de travailler à la création d’un « fonds vert ». Il s’agit en l’occurrence d’aider les cent quatre-vingt six États membres, indépendamment de leur puissance financière et diplomatique et des quantités de CO2 qu’ils rejettent dans l’atmosphère, à faire face aux affres du changement climatique.

Aux dires de « DSK », ce fonds qui pourrait atteindre « cent milliards de dollars par an » s’impose d’autant plus que les pays industrialisés, passablement affectés par la crise économique, sont désormais plus réfractaires à l’idée de consentir à un effort financier conséquent pour leurs homologues en développement. Le FMI va donc incessamment sonder les ministres des Finances concernés et les banques centrales pour en étudier la viabilité.

Dans la capitale danoise, les décideurs se sont entendus sur un déblocage à brève échéance de trente milliards de dollars (soit vingt et un milliards d’euros) pour soulager les pays pauvres. Le manque de consistance juridique du pseudo-accord conclu en décembre laisse cependant planer le doute sur le sérieux de cet engagement dont les modalités restent par ailleurs à fixer. Rien que pour cela, et quand bien même le plus difficile reste sans doute à accomplir, l’annonce faite à Davos convenait d’être saluée.

Crédit photo : Flickr - World Economic Forum
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