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Le dernier discours de Borloo à l’Assemblée avant Copenhague

Le mercredi 3 décembre 2009, le buzz créé autour de la manifestation de Greenpeace dans les travées de l’Assemblée Nationale avait occulté le discours prononcé par Jean-Louis Borloo, notre ministre de l’Ecologie et du Développement durable, devant les élus de la nation.

Il s’agissait pourtant d’un véritable plaidoyer afin de déboucher sur un large consensus international à l’issue du sommet de Copenhague. Il déclarait notamment en préambule : “Chacun arrive avec son angoisse ou son inquiétude, les pays industrialisés avec leur compétitivité, les pays émergents, avec leur croissance et les pays vulnérables sont parfaitement démunis dans cette situation” mais « Nous souhaitons l’accord le plus ambitieux, le plus élevé des pays industrialisés avec des financements pour les pays les plus vulnérables », parce que ces derniers « sont parfaitement démunis dans cette situation ».

Il résumait ensuite le volet économique des propositions françaises lors de ce sommet pour « avoir un accord qui soit juste, équitable, solidaire et qui permette effectivement de lutter contre la pauvreté en masse dans le monde, de lutter contre cette injustice sociale qui est cumulée à l’injustice climatique ».

Le ministre avait également pointé les hésitations et les problèmes de calendrier des Etats-Unis et du Canada tout en se montrant compréhensif : « On peut en discuter à condition que l’ensemble des obligations des pays industrialisés soit bien au final dans la fourchette des 25-40 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2020 ». Borloo mettait aussi en garde la Chine : « Les Chinois doivent comprendre qu’on ne leur demande pas une réduction immédiate des gaz à effet de serre (…) mais la réduction de l’intensité carbone d’un point de produit intérieur brut ».

Il précisait enfin que les pays en voie de développement ne sont « pas un bloc homogène » car  « Singapour n’est pas dans la même situation que Madagascar ».

Jean-Louis Borloo avait conclu son intervention devant les députés en faisant la promotion de son plan « Justice-Climat » avant que les militants écologistes ne perturbent la séance parlementaire.

S’il est vrai qu’en marge du rassemblement au Danemark les membres des Nations Unies marchaient en ordre dispersé, la France affichait quant à elle des objectifs ambitieux. Un mérite que l’Histoire ne devra pas lui retirer.

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