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Le covoiturage connaît des fortunes diverses selon les pays

Le covoiturage connaît des fortunes diverses selon les pays
Moins en vogue aux Etats-Unis que dans les années 1980, le covoiturage progresse a contrario dans l’Hexagone

En perte de vitesse de l’autre côté de l’Atlantique, le phénomène continue néanmoins de progresser dans nos contrées.

Les Américains ont aujourd’hui tendance à bouder le covoiturage. Les années 1980 auront été son âge d’or pour le partage. À l’époque plus d’un quart des américains actifs partageaient leur trajet au travail avec leur collègue. Plusieurs facteurs ont amené la proportion à diminuer de plus de moitié. L’éclatement des entreprises sur le territoire US a amené les gens à avoir des chemins personnalisés, or si personne ne va au même endroit monter dans la même voiture perd bien entendu de son intérêt.

Le niveau de vie des Américains a aussi augmenté tandis que le prix des voitures a baissé ce qui a augmenté le taux d’équipement des ménages avec deux, voire trois voitures. L’engouement pour les réseaux sociaux, qui aurait pu permettre au covoiturage de revenir en grâce, n’a pas compensé : globalement les neveux de l’Oncle Sam restent dans leur bulle et préfèrent « s’engager » seul dans les bouchons plutôt que de monter à plusieurs dans la même voiture se privant ainsi des voies de « carpooling » mises en place sur les artères les plus encombrées pour favoriser le covoiturage et fluidifier le trafic.

Le nombre de co-voitureurs en progression constante

La perception est différente en France En juin dernier, l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a ainsi publié une étude dans laquelle elle a recensé plus de 200 services de covoiturage répartis en trois grandes catégories: « grand public » (pour les trajets longs essentiellement), « entreprise » (pour les trajets domicile-travail) et les « tous publics locaux » (pour tous les autres petits trajets). Une grande partie de la population peut donc y trouver son compte, indépendamment du fait que seule une petite part des inscrits – en général des jeunes – a aujourd’hui réellement recours au covoiturage, qui connaît souvent un regain d’intérêt en cas de  grèves des transports en commun ou d’augmentation du prix des carburants.

Grâce aux nouveaux moyens de communication, cette pratique que nous soutenons nous même activement pourrait voir son avenir s’éclaircir dans nos contrées. La hausse du prix des péages sur les autoroutes françaises est aussi de nature à la « booster ». Tout comme la généralisation des campagnes de sensibilisation et la mise en place d’aménagements pour les covoitureurs.

S’ils doivent être poursuivis, les efforts des autorités et des organismes de covoiturage privés montrent que le vent tourne. Et dans le bon sens.

Crédit photo : Wikimedia commons – www.CG56.fr / flickr – Jean-Louis Zimmermann
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  • france

    Il est vrai que la popularité du covoiturage est directement liée à l’augmentation du prix des carburants et aux grèves. Mais parmi tous les signes qui vont dans le bon sens pour le covoiturage, les plus importants restent à mon avis ceux qui ont un caractère durable. Il s’agit, comme évoqué dans cet article, de l’apparition d’aires de covoiturage (et peut-être plus tard de voies rapides réservées comme aux Etats-Unis).
    France, webmaster du site de covoiturage Pouce Pouce (http://covoiturage.pouce-pouce.com)

  • greenauto

    France, je suis d’accord avec toi. Cette mise en avant du covoiturage est basée, pour le moment seulement j’espère, sur une solution pour des problèmes ponctuels (la hausse prix du pétrole n’étant peut-être pas si ponctuelle…) mais qui n’ont pas la force d’une pris de conscience durable.