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Le Conseil de sécurité de l’ONU partagé sur la gestion des conflits liés au réchauffement climatique

Le Conseil de sécurité de l'ONU partagé sur la gestion des conflits liés au réchauffement climatique
Le Conseil de Sécurité de l'ONU s'est réuni hier pour discuter du problème de sécurité lié au réchauffement climatique

Faut-il déployer des « casques verts » là où le réchauffement climatique menace la paix et la sécurité ? La question a été soulevée hier lors d’un débat animé au Conseil de Sécurité de l’ONU.

C’est l’Allemagne, qui préside ce mois-ci l’organe exécutif des Nations unies, qui après quatre années de silence total a remis le sujet sur le tapis. Une décision plus que légitime au vu de la situation actuelle, qui rend pour ainsi dire impossible le fait d’ignorer les répercussions conflictuelles qui peuvent émaner de l’augmentation des températures.

Le premier semestre a en effet été marqué par un nombre anormalement élevé de catastrophes naturelles, notamment aux Etats-Unis, et bien sûr par le dramatique tsunami du 11 mars dernier au Japon, lequel a fait suite à un séisme de magnitude 9 sur l’échelle de Richter. De même, l’an passé, 42 millions de personnes ont dû fuir en raison d’intempéries dramatiques. Un rapport publié fin 2010 par Refugees International table quant à lui sur 200 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050…

Des chiffres qui laissent craindre des dégâts économiques considérables et une stabilité sociale mise à mal dans de nombreux pays, en particulier ceux où les ressources naturelles essentielles, telle que l’eau se font de plus en plus rares…

Les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU sont néanmoins divisés sur la question d’établir une force spéciale pour faire face à cette nouvelle problématique. Les puissances de l’Ouest y voient un impératif alors que la plupart des pays en développement (PED), soutenus par la Russie et la Chine, ne souhaitent pas que le Conseil de sécurité soit mêlé au sujet du réchauffement climatique.

Pas de casques verts à l’horizon

Ces derniers considèrent que le rôle exercé par d’autres organes des Nations unies est déjà amplement suffisant et certaines estiment également que les forces de maintien de la paix peuvent elles-mêmes intervenir sur ce terrain, sans qu’il soit nécessaire de changer la couleur de leurs casques.

Un avis que Marcus Stephen, président du Nauru, l’un des nombreux Etats insulaires susceptibles de payer un lourd tribut à la montée du niveau des eaux dans le Pacifique, ne partage pas : « qu’en serait-il si la pollution de nos nations insulaires venait menacer l’existence même des plus gros émetteurs ? [...] Quelle serait alors la nature de ce débat sous de telles circonstances ? », s’est-il interrogé.

La représentante américaine Susan E. Rice s’est quant à elle insurgée de la tournure des débats, déclarant ouvertement que c’était « plus que décevant » et même « pathétique ». Des mots que les ONG, à l’image du WWF, n’ont pas manqué de commenter en dénonçant l’hypocrisie des Etats-Unis sur le sujet. Il faut dire que l’Oncle Sam, contrairement à la plupart des autres grandes puissances,  n’a toujours pas adopté de plan national de lutte contre le changement climatique.

Bien que le principe de « casques verts » ait finalement été rayé de l’agenda du Conseil de Sécurité de l’ONU, les Etats membres se sont toutefois mis d’accord sur le fait que « de possibles effets négatifs du changement climatique pourraient, sur le long terme, aggraver certaines menaces existantes qui pèsent sur la paix et la sécurité internationale ». Un petit pas en avant pour certains. Une façon de reculer (de nouveau) le problème pour d’autres.

Crédits photos : flickr - publik15 / Julien Harneis
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  • lilou

    C’est bien dommage de ne pas avoir écouter l’Allemagne. Parce qu’il y aura forcement des conséquences graves à l’augmentation des catastrophes nucléaires et comme à notre habitude, nous allons agir trop tard !

  • gaga

    Ça serait mieux de prévenir que de guérir pour une fois. Ça changerait !