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Le colloque du Syndicat des énergies renouvelables (SER), c’est aujourd’hui

Le colloque du Syndicat des énergies renouvelables (SER), c'est aujourd'hui
L'éolien terrestre progresse timidement en France

Un peu moins de trois semaines après avoir édité sa feuille de route pour 2020 dans son Livre Blanc des énergies renouvelables, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) fait de nouveau parler de lui. C’est en effet aujourd’hui que se tient son colloque, à la Maison de l’UNESCO (VIIe arrondissement de Paris), sous le haut patronage de Nicolas Sarkozy et au cours duquel cet ouvrage sera présenté.

Alors que 2012 a été intronisée « Année internationale de l’énergie durable pour tous » par l’ONU, qui semble déterminée à lutter contre la précarité énergétique et à tout mettre en oeuvre pour asseoir le développement global des énergies renouvelables, ces dernières sont encore largement minoritaires dans le panache énergétique français. Si les objectifs fixés dans le cadre du Grenelle de l’environnement à l’horizon 2020 seront – largement – atteints en ce qui concerne le photovoltaïque, la filière a pris un gros coup sur la tête avec le fameux moratoire gouvernemental de trois mois sur les projets de plus de trois kilowatts crête (KWc).

Justifiée par la nécessité d’élaborer un nouveau cadre de développement, ce qui fut fait en mars dernier, le précédent n’ayant pu empêcher une succession de réajustements des tarifs de rachat de l’électricité, cette suspension a coupé les ailes de nombreuses PME et, disons les choses telles qu’elles se sont passées, provoqué des suppressions d’emplois en masse. Présente à la Maison de l’UNESCO au même titre que son homologue de l’Énergie Éric Besson, Eva Joly, Corinne Lepage, le président de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) François Loos et l’administrateur général du CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies renouvelables) Bernard Bigot, pour ne citer qu’eux, la ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet sait qu’en l’état actuel, la concurrence chinoise est imbattable. Pour que l’Hexagone tire son épingle du jeu, elle prépare donc « le coup d’après », c’est-à-dire les fondements d’une excellence technologique française qui relève aujourd’hui du fantasme, comme en témoignent les graves difficultés auxquelles fait face Photowatt, ex-fleuron national – et pionnier – placé en redressement judiciaire en novembre dernier (NDLR : aux dernières nouvelles, « il y a quatre ou cinq repreneurs potentiels crédibles qui sont capables de faire des propositions fermes qui tiennent la route, si on leur donne le temps de le faire », a indiqué le mois dernier à l’AFP Vincent Bès, directeur général de Photowatt).

Total, Areva, EDF et GDF-Suez dans la boucle

Sans pour autant être catastrophique, la situation du secteur n’est pas des plus réjouissantes. Même constat pour l’éolien terrestre, qui d’après les derniers chiffres du Réseau de transport de l’électricité (RTE) n’a progressé « que » de 875 mégawatts (MW) l’an passé, contre une augmentation de 1 200 MW en 2010, et n’a couvert que 2,5 % de la consommation nationale en 2011. Un ralentissement qui confirme les allégations des professionnels de la filière et du SER – lequel déplore entre autres les « contentieux abusifs (qui) retardent de plusieurs années le démarrage des chantiers » et réclame « la suppression de la règle des cinq éoliennes minimum et celle des ZDE (Zones de développement de l’éolien), une fois les schémas régionaux adoptés » -, aux yeux desquels le durcissement de la réglementation qu’impose la deuxième loi du Grenelle assombrit nettement les perspectives d’essor.

L’éolien offshore, lui, ne sera une réalité que dans quelques années, les chantiers des premiers parcs ne devant débuter qu’à partir de 2016. En dépit de certaines oppositions locales qui se font déjà sentir, des élus concernés appréhendant notamment que les turbines contrarient les activités touristiques et halieutiques, la France est toutefois sur les rails pour combler une partie du retard désormais important qu’elle a pris sur la Grande-Bretagne et le Danemark.

D’une façon générale, les pouvoirs publics paraissent avoir désormais intégré que les technologies propres sont des « moteurs de croissance et d’innovation ». C’est d’ailleurs de ces atouts, éminemment précieux en ces temps de dépression économique, dont les participants au colloque ont débattu à l’occasion de la deuxième des quatre tables rondes de la manifestation, qui fait également le point sur « l’état d’avancement des marchés des énergies renouvelables » dans d’autres pays.

Une manifestation soutenue par Siemens et par les géants de l’énergie française Total, Areva, EDF et GDF-Suez. Il est vrai qu’une partie de l’avenir de l’électricité « verte » est entre leurs mains.

Crédits photos : flickr / Aurélien Catinon - Rodolphe
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  • JP du Carladez

    Pourquoi ne pas laisser le SER faire la Loi!
    Je suis quand même d’accord avec un point supprimer les ZDE et le tarif de rachat garanti qui va avec.

  • Ano

    http://www.youtube.com/watch?v=gNiHuWZ3VUs
    Appel téléphonique au standard du SER le 7 février 2012 et à l’UNESCO.Il aurait fallu pointer dans la vidéo que AREVA est producteur de plutonium pour les bombes nucléaires alors que l’UNESCO est censé promouvoir la paix !Remarque personnelle :On ne peut justifier le fonctionnement d’un système par les dysfonctionnements qui en font sa nature.