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Le bio est en constante progression en France

Le bio est en constante progression en France
4 Français sur 10 consomment bio régulièrement

A l’occasion de son dixième anniversaire, l’Agence Bio a présenté un bilan plus que positif de la situation de la filière bio. Même si tous les objectifs du Grenelle de l’environnement n’ont pas été atteints, l’agriculture et le marché des produits biologiques sont en effet en constante progression.

Surfaces certifiées bio multipliées par deux, marché de l’alimentation bio s’approchant des 4 milliards d’euros… En 10 ans, le bio s’est indéniablement immiscé dans notre société. « Il y a eu une évolution spectaculaire ! », résume Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio, groupement d’intérêt public à l’origine de ces données, et selon lequel les exploitations françaises bio sont passées de 10 364 en 2001 à 23 100 en 2011. Le nombre d’entreprises de stockage, de transformation et de distribution certifiées a lui aussi doublé, tandis que le marché de l’alimentation bio a quasiment quadruplé, passant de 1 milliard en 2001 à 3,5 milliards d’euros en 2010.

D’après l’Agence Bio, l’offre des produits bio est par ailleurs de plus en plus grande et diversifiée, ce qui permet de toucher un public beaucoup plus large, comme le montre l’apparition des plats préparés bio. Une progression des produits bio dans la restauration collective a également été enregistrée, et d’une manière générale les consommateurs, réguliers et fidèles, achètent de plus en plus. « Il y a une convergence, un développement de plus en plus harmonieux, entre l’offre et la demande », résume Mme Mercier.

Le prix reste toutefois le principal frein à l’achat de produits bio. Selon l’Agence Bio, pour qui les prix sont supérieurs de 15 à 20% en sortie de production par rapport aux produits conventionnels, l’explication de ce différentiel est simple : « Les circuits sont différents, donc les prix aussi. C’est surtout dû au fait que le bio est transporté en quantités beaucoup plus réduites. En outre, il y a un meilleur rapport qualité-prix, le produit n’est pas le même. »


La filière céréalière en retard

Mais ce que l’Agence Bio oublie de dire, c’est que s’il continue d’augmenter, le marché du bio va tout de même croître moins vite en 2012, selon une étude du cabinet Xerfi. Une hausse de seulement 5% est en effet prévue, nettement moins que les 10 à 20% de la période 2006-2010. Il faut également souligner que les objectifs du Grenelle de l’environnement pour 2012 n’ont pas été atteints. Le plan « Agriculture biologique : horizon 2012 » visait ainsi à porter les exploitations bio à 6% de la surface agricole utile (SAU) française, or la proportion atteignait 4,6% l’an passé. Réponse de François Thierry, président de l’Agence bio et lui-même agriculteur éco-converti : « Il faut un environnement économique favorable pour encourager les agriculteurs à faire du bio. Mais il est vrai qu’aujourd’hui, la filière céréalière n’est pas encore dans le mouvement et freine le développement du bio en général ».

Et lorsqu’on lui demande s’il craint la crise et l’année à venir, M. Thierry souligne que « travailler dans le bio offre des opportunités. D’après lui, « le bio est l’élément fondateur d’une société nouvelle ». Rien que ça. Si des progrès restent tout de même à faire, le fait est que le bio est bel et bien en (nette) progression depuis 10 ans.

Crédits photos: Irargerich / Laura Béheulière
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