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Lâcher d’ours dans les Pyrénées : le gouvernement renonce

Lâcher d’ours dans les Pyrénées : le gouvernement renonce
Le gouvernement a tranché : aucun ours des Pyrénées ne sera réintroduit cette année. Une femelle devait pourtant « remplacer » la femelle Franska, tuée en 2007 dans un accident de la route.

Les autorités ont tranché : les deux ours béarnais resteront seuls. La réintroduction d’une ourse slovène, annoncée en juillet 2010 par l’ex-secrétaire d’Etat à l’Ecologie Chantal Jouanno, ex secrétaire d’état chargée de l’écologie, n’aura donc finalement pas lieu.

Nicolas Sarkozy et Nathalie Kosciusko-Morizet ont donc donné satisfaction aux anti-ours et la perte de Franska, plantigrade femelle  tué dans un accident de la route en 2007, ne sera donc pas « compensée » dans l’immédiat.  Prise à l’issue d’une vaste concertation publique lancée en fin d’année dernière, la décision a dans un premier temps été dévoilée par les associations favorables à la réintroduction de l’ours avant d’être confirmée par le ministère de l’Ecologie, lequel a justifié la volte-face par un motif plutôt bancal : ne pas vouloir accabler les éleveurs déjà touchés par la sécheresse.

Il n’y a pourtant aucune mesure de restriction d’eau dans le Béarn (Pyrénées-Atlantiques) et de jeunes agriculteurs ont même organisé une opération « solidarité-fourrages » avec des éleveurs des Deux-Sèvres. L’argument avancé par l’hôtel de Roquelaure en a donc scotché plus d’un.

« Vu de Paris, le prétexte fait illusion mais ici c’est ridicule ! », s’est ainsi insurgé le président du FIEP (Fonds d’intervention écopastoral) Gérard Caussimont.

« C’est l’arrêt de mort de l’ours sur le territoire du Béarn »

Le gouvernement ne respecte pas ses obligations de sauvegarde et quinze ans après la première réintroduction de plantigrades dans le massif pyrénéen, c’est aux dires d’Alain Reynes, de l’association Pays de l’Ours-Adet « l’arrêt de mort de l’ours sur le territoire du Béarn » qui vient d’être signé, moins de quinze jours après que « NKM » ait présenté sa stratégie nationale pour la biodiversité. La directrice adjointe des programmes de WWF France Christine Sourd n’a pas davantage mâché ses mots : « quand il faut passer dans le concret, il n’y a plus personne. Ce sont les agendas politiques, les lobbies, les enjeux électoralistes qui priment ».

Président de l’ADDIP (Association pour le développement durable de l’identité pyrénéenne), Philippe Lacube a quant à lui fait part de sa « grande satisfaction ». « Tous les arguments que nous avons avancés ont été entendus », a-t-il souligné. Rappelons qu’aux yeux des anti-ours, la présence de cet animal carnassier susceptible de s’attaquer aux troupeaux est incompatible avec le pastoralisme. Un argument néanmoins contestable dans la mesure où l’ours est végétarien à 80%. Quoi qu’il en soit les deux mâles béarnais ne rencontreront pas leurs promises et leur descendance devrait donc s’arrêter là. Selon les pro-ours, il faudrait en effet lâcher 17 spécimens pour viabiliser la population. On en est loin.

Crédits photo : Fickr- Frederic Salein/ centralasian
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