Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !
Troisième de nos quatre articles de présentation du chat avec les experts d’Areva « Nucléaire et renouvelables : deux sources d’énergie inconciliables ? », le 28 juin prochain. Focus cette fois sur la transition énergétique, qui semble tout particulièrement tenir à coeur le nouveau Président de la République, mais sera difficile à réaliser.
Un chantier colossal
François Hollande l’a régulièrement évoquée dans ses discours de campagne. Pour plaire à ses alliés écologistes, aux yeux desquels elle est incontournable ? En est-il lui aussi convaincu ?
« Transition énergétique ». L’expression n’a sans doute jamais été autant d’actualité, dans un contexte marqué par une aggravation du changement climatique et d’épuisement des ressources fossiles. Le pétrole pourrait disparaître d’ici quelques décennies et il faut donc d’ores et déjà réfléchir à des alternatives probantes. Produire de l’électricité plus proprement aussi, dès maintenant, sous peine d’attiser encore la hausse du thermomètre mondial.
On peut toutefois se demander en quoi elle consistera exactement et l’importance qu’accordera le successeur de Nicolas Sarkozy aux différents instruments. Quel sort escompte-t-il réserver au Grenelle de l’environnement, dont les initiateurs ont tablé sur 23 % d’énergies renouvelables dans le bouquet énergétique français à l’horizon 2020 ? Quelle sera la contribution desdites énergies au terme du nouveau quinquennat, sachant que M. Hollande a pris l’engagement de réduire de 75 à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025 ?
« Si nous ne faisons rien, notre retard en matière d’énergies renouvelables s’accentuera, d’autant que la politique chaotique du gouvernement depuis cinq ans a encore aggravé notre écart de performance avec nos pays voisins, notamment l’Allemagne (230 000 emplois contre 40 000 en France). Et les difficultés d’Areva […] ont nui à l’investissement dans les énergies nouvelles », écrivait-il dans une tribune au Monde en novembre dernier.
Et de poursuivre : « Cette mutation prendra du temps – trois quinquennats – et supposera des étapes d’évaluation en fonction des progrès de la science et des prix relatifs de chaque source d’énergie. L’industrie nucléaire, loin d’être affaiblie, sera à plusieurs titres sollicitée et donc renforcée. Elle aura à intervenir sur les centrales les plus anciennes, à être exemplaire en matière de démantèlement et à poursuivre les recherches sur les énergies de demain, tout en garantissant la sécurité absolue de chaque site de production ».

« C’est l’avenir et ça commence maintenant » (Greenpeace)
Pour résumer, dans l’esprit du nouveau chef de l’État, loin d’être inconciliables, les technologies nucléaire et renouvelables sont parfaitement complémentaires. Ce serait en outre l’industrie nucléaire qui organiserait sa propre sortie, tandis que – sous réserve bien sûr que la crise économique ne grève pas davantage les budgets – les investissements en direction des énergies vertes seraient revus à la hausse. Reste à savoir lesquelles se tailleront la part du lion. Chargée du Pôle environnement dans l’équipe de campagne de M. Hollande, Marie-Hélène Aubert a en tout cas assuré que « (le nouveau gouvernement n’attendra) pas l’été 2013 pour réinstaurer un cadre réglementaire stable, visible et incitatif pour l’ensemble des filières (photovoltaïque, éolienne etc.) ». Quant à l’épineuse question de l’impact financier, qui selon le magazine Challenges « représente a minima 30 milliards d’euros sur le quinquennat – plus que l’ensemble des mesures nouvelles annoncées par ailleurs, estimées à 20 milliards d’euros - », elle se posera pendant de longues années...
« La transition énergétique, c’est l’avenir et ça commence maintenant », soutient également Greenpeace, dont les militants du Groupe local parisien ont organisé plusieurs réunions d’information dans la capitale en mars et avril derniers, et selon laquelle « notre modèle énergétique fondé sur la surconsommation d’énergies fossiles nous mène dans une impasse ». « La transition énergétique, c’est possible et sans retour à la bougie », assure l’association, qui a par ailleurs lancé en janvier la campagne Libérons l’énergie !, laquelle a consisté en des actions des sensibilisation dans une dizaine de villes françaises.
Le WWF appelle quant à lui à « réformer les subventions aux énergies fossiles » et à « lier ces réformes à la nécessité d’investir dans les énergies renouvelables » ou encore à l’efficacité énergétique.
Ce serait en effet un autre bon moyen de réussir la transition plébiscitée au plus haut niveau de l’État.
–
A l’occasion du live chat Areva du 28 juin à 18h30 qui portera sur le thème « Nucléaire et renouvelables : deux énergies inconciliables ? », la rédaction de zegreenweb se fera porte-parole des questions de ses lecteurs. Envoyez-nous dès à présent vos questions pour les experts d’Areva par mail à l’adresse suivante : nucleairevsrenouvelables@zegreenweb.com ou via Twitter #nucleaireVSrenouvelables

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !