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La transition énergétique au service de la compétitivité des entreprises

Le 31 juillet dernier, la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie dévoilait la version finale de son projet de loi sur la transition énergétique qui devrait commencer à se mettre en place dans les prochains mois. Une lueur d’espoir pour les industriels français et leur compétitivité.

Avec la présentation du projet de loi sur la transition énergétique, Ségolène Royal lance enfin le grand chantier du quinquennat de François Hollande. L’édifice est colossal, pas sûr cependant, que la ministre dispose des bons outils.

La transition énergétique restera-t-elle à l’état de chantier ?

C’est une mesure que François Hollande promettait dès 2012. Un argument de campagne. Le but de cette loi est simple : alléger la facture énergétique du pays, qui s’élève aujourd’hui à 67,8 milliards d’euros. Officiellement baptisée « loi de programmation de la transition énergétique pour la croissance verte », il sera discuté à l’Assemblée à partir du 1er octobre et examiné en première lecture fin novembre.

Selon la ministre, le projet phare de Hollande devrait contribuer à réduire significativement la facture énergétique des Français et créer pas moins de 100 000 emplois. La « loi de programmation de la transition énergétique pour la croissance verte » se compose de 64 articles, dont les buts affichés sont, entre autre, de diminuer la consommation d’énergie de moitié d’ici à 2050 et de réduire la consommation d’énergies fossiles de 30% en 2030. Le projet de loi souhaite favoriser tous les véhicules ayant un très faible niveau d’émission de gaz à effet de serre et polluants atmosphériques. Aussi, le texte veut ramener la part du nucléaire dans le mix électrique de 75 à 50% en 2025. C’est EDF qui sera en partie chargé d’amorcer cette baisse. Des fermetures de réacteurs nucléaires seront progressivement faites.

C’est en revanche sur les moyens alloués à la réussite de ce projet que les critiques sont les plus vives. Évalué à 10 milliards d’euros sur trois ans, de nombreuses voix jugent le chantier irréalisable, comme Nicolas Hulot : « Les objectifs sont bons, mais les moyens ne sont pas à la hauteur. »

À l’heure où l’économie française est en berne, cette loi représente néanmoins un levier de croissance verte, offre  des motifs d’espoirs aux industriels et surtout est une formidable opportunité de gagner en compétitivité.

Une préoccupation pour les industriels : gagner en compétitivité

Les industriels français voient leur compétitivité lourdement menacée : les exportations baissent et les prix des matières premières augmentent. Une situation aggravée par l’incertitude pesant sur les prix de l’énergie, dans la perspective de l’ouverture totale du marché à la concurrence, en janvier 2016. Des prix qui, par ailleurs, n’ont cessé de croître depuis ces cinq dernières années. Pourtant, des solutions peuvent être déployées rapidement pour réduire rapidement les coûts pesant sur leur compétitivité.

La première solution consiste à optimiser les contrats de fourniture d’énergie, en comparant les offres des différents fournisseurs, et à mener une stratégie d’achat à court et moyen termes. Les exemples de baisse de plus de 15 % du coût d’achat de l’énergie ne sont pas rares, tant pour le gaz que pour l’électricité. Des économies peuvent être réalisées très rapidement. À plus forte raison si, comme c’est la tendance actuelle, l’industriel décide de s’unir entre plusieurs consommateurs via un groupement d’achat, pour alors négocier des « prix de gros » auprès de fournisseurs mis en concurrence.

Au-delà de l’optimisation du contrat de fourniture, les industriels français peuvent récupérer l’énergie perdue. Principe de l’économie circulaire, Il s’agit de transformer en énergie ce qui était jusqu’alors considéré comme un déchet : eaux usées, matières organiques, déperditions de vapeur. Pour un investissement modique (tuyauterie, échangeurs de chaleur), il est judicieux de faire la chasse à toutes les calories perdues au cours du process industriel, puis d’en constituer une source d’énergie. Une énergie utilisable sur site, ou cessible, moyennant rémunération, à des utilisateurs voisins, sous forme de vapeur ou de froid.

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