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La terre se réchauffe 10 fois plus vite qu’il y a 66 millions d’années

Les études se suivent et se ressemblent. Des scientifiques américains affirment que les émissions de gaz à effet de serre se produisent aujourd’hui à un rythme 10 fois plus important qu’au cours des précédentes périodes de réchauffement de ces 66 millions d’années. Un rythme qualifié d’inédit et qui pousse l’humanité sur un terrain tout aussi dangereux qu’inconnu.

Publié dans la revue scientifique Nature Climate Change, l’étude estime que les volumes de CO2 aujourd’hui rejetés dans l’atmosphère excèdent ceux qui avaient marqué le passage de l’ère Paléocène à l’Eocène (il y a quelques 56 millions d’années). Les températures du globe avaient à l’époque augmenté de plus de 5 degrés sur plusieurs milliers d’années, un phénomène qui avait provoqué la disparition de nombreuses espèces.

Les auteurs de l’étude expliquent que les émissions d’origines anthropiques (c’est à dire les gaz à effet de serre provenant des activités humaines) ont déjà poussé les températures à la hausse depuis la Révolution Industrielle. Une hausse de 1 degré qui devrait se poursuivre et s’amplifier si aucune mesure drastique n’est prise (on parle d’une hausse de 3 à 4 degrés d’ici la fin du siècle).

Les scientifiques américains se sont aidés des sédiments issus des fonds marins bordant le New Jersey pour évaluer le rythme des émissions de gaz à effet de serre (CO2 mais également méthane) d’il y a 56 millions d’années. Leurs analyses montrent que les émissions de cette période se sont faites assez lentement : en moyenne, un milliard de tonnes de carbone était rejeté chaque année dans l’atmosphère.

Le rythme est aujourd’hui dix fois plus important : les activités humaines dégagent 10 milliards de tonnes de carbone par an en moyenne. “Nous assistons au changement climatique le plus rapide de ces 66 millions d’années”, estime M. Ridgwell, soulignant le fait que les écosystèmes sont plus sensibles “au rythme qu’à l’importance même du changement de température”.

Le rythme et la vitesse des émissions de gaz à effet de serre contemporains sont selon lui à rapprocher de ceux qui se sont produits pendant le Crétacé (il y a entre 145 et 66 milliards d’années). Cette période géologique lointaine s’est notamment terminée par la disparition des dinosaures non-aviens, des ammonites et de nombreuses autres formes de vie.

Conscient du danger que représente le réchauffement climatique, la communauté internationale a décidé de se mobiliser pour tenter d’enrayer ce phénomène. 195 pays se sont engagés, en décembre dernier lors de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques, à réduire leurs émissions polluantes afin de contenir à 2 degrés l’élévation des températures mondiales d’ici la fin de ce siècle. Un accord ambitieux et qui reste à concrétiser.

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