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La SNCF va moderniser quarante dessertes

La SNCF va moderniser quarante lignes
La SNCF et l'Etat ont signé en début de semaine une convention pour les « Trains d'Equilibre du Territoire » destinée à assurer la survie de certaines lignes. Une manière aussi de se prémunir contre une augmentation des trafics aérien et routier préjudiciable à l'environnement

Menant désormais une politique environnementale très poussée, entre inauguration d’une gare bioclimatique à Bellegarde-sur-Valserine (Ain), refonte environnementale de celle d’Achères (Yvelines), installation d’un mur végétalisé dans la station parisienne de Magenta (IXe arrondissement), réduction de l’utilisation des pesticides pour désherber les voies dans certaines zones environnementales fragiles et expérimentation de TER écomobiles, l’entreprise publique aspire dans le même temps à s’adapter aux nouvelles réalités du terrain et à « équilibrer » son réseau. C’est dans cette optique que son président Guillaume Pépy et le nouveau secrétaire d’État aux Transports Thierry Mariani ont signé avant-hier une convention pour les « Trains d’Équilibre du Territoire ».

Derrière cet intitulé un peu trouble se cache une triple ambition qui vise à la fois à « pérenniser les lignes existantes », à « stabiliser (les) dessertes » et à « améliorer la qualité de service au profit des cent mille voyageurs quotidiens ». « À ce titre l’État s’engage à verser une compensation annuelle de deux cent dix millions d’euros pendant trois ans en faveur de quarante lignes ferroviaires dites « d’équilibre du territoire » (Corail, Intercités, Téoz, et Lunéa) », a précisé le ministère de l’Écologie sur son site Internet.

Un investissement financé à hauteur de trente-cinq millions d’euros par la taxe d’aménagement du territoire – les cent soixante-quinze millions restants consistant en une « contribution sur le chiffre d’affaires des services grande vitesse et des résultats des grandes entreprises ferroviaires » - et nécessaire pour se prémunir contre la disparition de certaines lignes déficitaires depuis plusieurs années, la grande majorité au départ de Paris.

Le soutien gouvernemental à ces lignes menacées de péricliter aura aussi un avantage certain sur le plan écologique, limitant les risques d’un renforcement de la desserte aérienne et d’une augmentation du trafic routier, tous deux synonymes d’une hausse importante des émissions de gaz à effet de serre (GES). Reste un bémol probable qui ne ferait plaisir à aucun usager : les trajets en TGV devraient être plus chers. Encore indéterminée, la hausse des prix serait néanmoins justifiée par la nécessité d’optimiser le confort des voyageurs et plus encore par celle de protéger de l’environnement. Celle-ci vaut bien quelques euros de plus.

Crédit photo : Picasaweb – Bernard-Marcel Muller
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