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La SNCF repense son offre de services

La SNCF repense son offre de services
Une gare intermodale: vélos, bus, voitures et trains s'y rencontrent

Une dizaine de jours après le douloureux épisode du « train de l’enfer », qui devait rallier Port-Bou (Espagne) au départ de Strasbourg (Bas-Rhin) et a mis plus de 24h à arriver à destination, l’entreprise veut redorer son blason en poussant le concept de service à la personne encore plus loin.

Il semble être révolu, le temps où la prise en charge de la SNCF s’étendait de la gare d’Eygurande (Corrèze) jusqu’à Paris. Non pas parce que la gare d’Eygurande est maintenant fermée, mais bien parce que les services de la société s’étendent de plus en plus loin. Elle a d’ailleurs officialisé jeudi un grand projet pour établir de nouveaux partenariats destinés à emmener ses passagers du départ à l’arrivée, en redéterminant ces deux points et sans oublier de redéfinir le voyage en lui-même.

Une nouvelle mobilité

Son président Guillaume Pépy veut en faire « un opérateur de mobilité durable ». Comment ? En combinant, à l’image de ce que Renault ambitionne, les moyens de transports respectueux de l’environnement. On retrouvera ainsi, dans le prolongement de son voyage en train, la possibilité de faire du covoiturage par le biais de la société Greencove. Que ce soit pour arriver à la gare ou pour en partir, il sera bientôt possible de consulter en ligne les différentes voitures qui vont ou viennent de ladite gare. Et si on n’a pas eu le temps de vérifier avant de partir, des écrans dans la gare d’arrivée proposeront bientôt un listing des voitures directement disponibles.

La SNCF ne néglige pas non plus la voiture en libre-service, même si elle a raté le coche avec Autolib’. Dans le Languedoc-Roussillon, Modulauto propose ainsi une offre complémentaire aux abonnements de TER pour faciliter les déplacements des usagers.

Toujours dans une optique de prolongement des services, la SNCF va continuer d’améliorer son offre pour les vélos. Le développement des infrastructures de transport pour les deux roues mais également l’information autour d’elles sont directement accessibles en ligne. Il y a aussi le « tram-train », qui s’adapte aussi bien à la ville qu’aux grandes voies ferrées et qui, c’est le cas de le dire, arrive à toute allure. Le grand avantage de ces services est qu’ils conviennent aussi bien aux personnes qu’aux biens. Transporter sans (trop) polluer : telle est la finalité que la compagnie ferroviaire s’est fixé.

Durable de la tête aux pieds

Il n’y a cependant pas que la mobilité qui se veut « éco ». On l’a évoqué dans ces colonnes, de plus en plus de gares font aujourd’hui l’objet d’un lifting « vert ». Elles se fondent dans le paysage, assurent le plus possible de leur consommation d’énergie seules et sont construites avec les matériaux « du cru ». Autre projet réduction: celle du bruit. Les nuisances sonores des trains sont dans la ligne de mire des innovations et doivent accuser une baisse de 10 décibels à l’horizon 2020.

Sur sa nouvelle carte d’identité, la compagnie ferroviaire rafraichit son image. Devant tous les points négatifs qui lui sont volontiers reprochés, elle remet son CV au goût du jour. On peut ainsi y voir inscrits de nouvelles qualifications comme « acheteur responsable », « pédagogue durable » ou encore « promoteur du tourisme vert et des nouvelles façons de voyager ». L’entreprise joue aussi la carte du social et entend aider « les publics en difficulté ». Le chantier est gigantesque. Nous le suivons cependant d’assez près pour affirmer qu’il est bien engagé.

Crédit photo : flickr – jean louis zimmermann
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  • francoism

    Dommage que certains gros échecs, logiquement médiatisés, viennent entacher l’engagement de la SNCF qui fait beaucoup pour l’écomobilité