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La Nouvelle-Zélande refuse d’interdire la pêche en Antarctique, mais demande une meilleure gestion des zones protégées.
La 31e réunion annuelle de la Commission pour la conservation des ressources marines vivantes de l’Antarctique (CCAMLR) a débuté mardi dernier à Hobart (Tasmanie). L’occasion pour les États-Unis et la Nouvelle-Zélande de proposer un plan pour sanctuariser le Pôle Sud, qui pâtit de plus en plus des activités anthropiques. Précisons toutefois que la Nouvelle-Zélande avait refusé en septembre dernier de s’associer à un projet de conservation proposé par l’Oncle Sam pour renforcer la protection de la Mer de Ross. Surnommée « le dernier océan », celle-ci a été étonnamment bien préservée de la surpêche, de la pollution et de l’introduction d’espèces extérieures.
Une position fermement condamnée à l’époque par Greenpeace.
La protection de la biodiversité au premier plan
Incapable d’accorder leurs violons, les États-Unis et la Nouvelle-Zélande ont donc proposé deux plans distincts. Si Wellington est disposée à « couvrir » une plus grande quantité d’eau, à savoir 2,5 millions de kilomètres carrés, elle refuse de créer une zone interdite à la pêche. De son côté, Washington prévoit de couvrir une surface moindre, 800 000 kilomètres carrés, mais veut en faire une « zone d’étude scientifique ».
L’autre solution envisagée pour la protection de cet écosystème aussi précieux que vulnérable consisterait en un réseau de zones protégées d’1,9 million de kilomètres carrés d’océans le long de la côte Est de l’Antarctique. Soutenue par l’Australie, la France et l’Union Européenne (UE), cette proposition semble en fait plus viable, la zone protégée en Antarctique devant nécessairement être plus grande qu’ailleurs, pour la simple et bonne raison que les animaux se déplacent énormément, que ce soit pour s’alimenter ou se reproduire. Verdict sous peu.

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