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La quantité de déchets nucléaires devrait doubler en France à l’horizon 2030

La quantité de déchets nucléaires devrait doubler en France à l’horizon 2030
Les déchets hautement radioactifs (HA) contiennent à eux seuls 96 % de la radioactivité totale, mais ne représente que 0,2 % des déchets nucléaires

Le maintien du nucléaire dans nos frontières, pour cohérent qu’il soit aux yeux de nombreux spécialistes de l’énergie eu égard au fait qu’il représente aujourd’hui 75 % de la production nationale d’électricité, n’est toutefois pas sans conséquences sanitaires et écologiques fâcheuses.

Selon l’inventaire que l’ANDRA (l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) a publié ce mercredi, plus d’1,3 million de mètres cubes de déchets nucléaires sont actuellement stockés sur notre territoire. Un chiffre à faire bondir bien des défenseurs de l’environnement. Ces derniers ne sont cependant pas au bout de leurs peines, le nombre de rebuts de l’atome étant promis à doubler d’ici 2030… Provenant principalement des centrales nucléaires (à hauteur de 59 %), lesdits déchets sont toutefois également issus des laboratoires de recherche (26 %), de l’activité militaire (11 %), de l’industrie non-nucléaire (3 %) et enfin du secteur médical (1 %).

Toujours d’après le rapport de l’ANDRA, cité par nos confrères de 20 Minutes, « la production de déchets radioactifs représente en France l’équivalent de 2 kilos par an et par habitant ». L’Hexagone n’ayant pas suivi l’exemple de l’Allemagne, qui de son côté aura démantelé l’ensemble de ses unités nucléaires d’ici 2022, cette moyenne augmentera selon toute probabilité de façon non négligeable au fil des années.

Le rapport de l'ANDRA est un moyen d'anticiper les besoins de stockage des déchets nucléaires.

Le recyclage (presque) aux abonnés absents

En l’état actuel, le fait est que nous produisons des déchets radioactifs à foison – dont le neptunium 237, hautement radioactif et qui a besoin de… deux millions d’années pour que sa radioactivité diminue de moitié – sans pour autant savoir correctement les retraiter. Nous nous contentons pour le moment de les enfouir hermétiquement afin de limiter les dégâts, mais il ne s’agit que d’une solution à court terme.

Espérons que les acteurs de la filière, toujours prospère dans nos frontières malgré l’accident de Fukushima (Japon), trouvent une solution plus satisfaisante pour lutter contre cette pollution particulièrement vicieuse.

Crédits photos: flickr / Paul J Everett – kawamoto takuo
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