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La pollution intérieure : quelques solutions pratiques

La pollution intérieure : quelques solutions pratiques
Un purificateur d’air peut être une bonne solution pour dépolluer l’air de nos maisons, souvent bien plus pollué encore que l’air extérieur !

Voir de plus en plus de personnes déambuler dans la rue avec un masque devant la bouche peut aisément nous convaincre du taux élevé de pollution extérieure. Une fois rentré chez nous ou arrivé au bureau, nous pensons communément que nous sommes préservés. Et pourtant non. La qualité de l’air intérieure est très médiocre et cela pose de sérieux problèmes de santé. Gros plan sur ce problème majeur et sur les solutions apportées.

L’idée du petit cocon à l’abri de toutes formes d’agression intérieure ne tient plus debout. La pollution intérieure est un véritable fléau. Elle concerne aussi bien les habitats que les lieux de travail. Ses nombreux effets sur la santé commencent à être de plus en plus connus et la prise de conscience gagne l’industrie de l’habitat et les décideurs politiques.

Ses sources sont multiples. Tout d’abord, ces émanations toxiques proviennent de ces produits de construction, d’ameublement, de décoration, d’entretien, de bricolage que nous utilisons en permanence et qui rejettent des centaines de COV (composés organiques volatils). Puis les appareils à combustion (chauffage, production d’eau chaude) polluent notre air en envoyant du monoxyde de carbone, des oxydes d’azote, plusieurs particules chimiques et encore de nombreux COV. De surcroît, les plantes et les animaux sont aussi coupables de « polluer » notre air à cause des pollens, des allergènes de chat, de chien et des acariens ; de même que les peintures, les colles et les vernis qui s’évaporent du bois de nos meubles envoient des émanations de formaldéhyde et de COV dans l’air de notre petit nid douillet. Enfin, les activités humaines comme le tabagisme, la cuisine (électrique ou au gaz pour les grillades ou les fritures), sont une source d’émission de micropolluants dans l’air de nos maisons. Selon L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, nous passons vingt-deux heures sur vingt-quatre dans un endroit clos, soit pas loin de quatre-vingt pourcents de notre temps (transports compris). Toujours selon l’OQAI, il existe deux types d’exposition. D’une part, « L’exposition des personnes à de fortes doses de polluants dans un environnement intérieur » (qui est un phénomène relativement rare, tel que l’intoxication grave par le monoxyde de carbone) et d’autre part « L’exposition continue à de faibles doses de polluants sur de longues périodes » (qui peut avoir des conséquences importantes à court ou long terme). Les conséquences sur la santé peuvent d’ailleurs être variées. Cela va de la simple « gêne » (odeurs, somnolence, irritation et brûlure des yeux et de la peau) au développement de pathologies plus graves comme les allergies respiratoires ou l’asthme. Certaines personnes demeurent plus sensibles que d’autres comme les enfants, les personnes âges ou immunodéprimées, les malades pulmonaires chroniques mais cela n’en demeure pas moins un problème général parce qu’un tiers des logements en France seraient mal aérés, et des traces d’insecticides seraient présentes dans quatre-vingts quinze pourcents des foyers. Comble de tout, l’air intérieur serait de cinq à dix fois plus pollué que l’air extérieur !

La difficile prise en charge politique de la question

Faute d’un consensus entre tous les scientifiques (toutes les études ne sont pas encore terminées), les décideurs politiques ne peuvent pas prendre des mesures concrètes. Cependant, quelques initiatives ont été lancées et méritent une attention particulière. Tout d’abord, L’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur dont nous mentionnions les statistiques plus haut a été lancée le 10 juillet 2001 par les pouvoirs publics. Travaillant avec l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail (AFSSET), l’Observatoire est chargé d’organiser des campagnes de mesures pour « apporter des solutions adaptées à la prévention et au contrôle de la qualité de l’air intérieur à travers la sensibilisation des professionnels et l’information du grand public ». Il doit apporter son expertise sur les orientations à prendre à propos de la réglementation des matériaux, des équipements et de l’étiquetage des produits de consommation quotidiens.

Il existe également en France des conseils Médicaux en Environnement Intérieur (CMEI) qui font partie du Plan National Santé Environnement (PNSE). Ils viennent en aide au grand public et aux aménageurs. Puis, à l’issue du Grenelle de l’environnement, un second Plan National Santé Environnement a été lancé. L’Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques (INERIS) et le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ont ainsi été chargés en 2009 de créer une cellule gérant les appels d’urgence, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, liés aux pollutions intérieures.

Enfin, le ministère de l’écologie a mis en ligne sur son site une synthèse des mesures proposées par le PNSE 2, qui s’en prend tout particulièrement au chauffage domestique au bois, coupable d’émettre du benzène dans la maison.

Ces matériaux pour bâtiments qui ne manquent pas d’air

Contrecoup du succès rencontré par le lancement de grands chantiers d’isolation des bâtiments, la ventilation à l’intérieur de l’habitat est encore moins efficace, occasionnant même parfois des soucis d’humidité et de moisissure. C’est pour cette raison que Placoplâtre, filiale de Saint-Gobain, a lancé depuis peu une plaque de plâtres capable d’absorber certains formaldéhydes (Composé organique volatil particulièrement nocif comme nous l’avons vu et très présent dans nos intérieurs). Saint-Gobain ne compte pas en rester là puisque la société prévoit de bientôt commercialiser une toile à peindre censée absorber soixante-dix pourcents des polluants intérieurs sur une durée de plus de dix ans. Elle travaille même à l’élaboration de toiles et de plaques pouvant réduire les nuisances sonores ou tuer les insectes.

L’initiative de Saint-Gobain n’est pas nouvelle puisque la marque Knauf (destinée aussi aux professionnels du bâtiment) vend ses plaques Cleaneo, en plâtre composé de minéral volcanique qui peuvent absorber certains COV et l’humidité afin de les rejeter grâce à sa structure microporeuse et son pouvoir de catalyse. A terme, Knauf entend représenter vingt à vingt-cinq pourcents du marché français des plafonds « dépollueurs ». D’autres géants du milieu comme Ciments Calcia prépareraient également des matériaux de construction soucieux de préserver la pureté de l’air de nos habitats. Affaire à suivre, donc, parce que l’air de rien, ce sont nos poumons qui continuent de trinquer.

Les purificateurs d’air

En attendant la généralisation de ces nouveaux matériaux, la meilleure solution serait d’opter pour le purificateur d’air. Il en existe trois types principaux. Le plus efficace (parce qu’il n’émet pas d’ozone), est le purificateur d’air Photocatalyse de type Photopure. Il se compose d’un ventilateur dont la fonction est de capter les particules afin de les oxyder au contact des ultraviolets. Garanti sans odeur et silencieux, il élimine presque la totalité des COV, des allergènes, des pollens ainsi que des bactéries.

Plus courant, le purificateur à filtre. Muni d’un filtre Haute efficacité pour les particules aériennes, il peut filtrer jusqu’à quatre-vingts dix-sept pourcents des particules polluantes. Enfin, le purificateur d’air « ioniseur » ou « ionisateur » génère quant à lui des ions négatifs qui permettent l’élimination des particules suspendues dans l’air. A noter cependant : il faut bien faire attention à l’emballage de ce dernier afin de s’assurer qu’il ne produise pas d’ozone (voir les batteries de tests effectuées par les constructeurs impérativement). Ainsi, pour une somme d’environ soixante euros, il est possible de purifier son intérieur et d’éviter tout un tas de tracas qui à la longue peuvent devenir très incommodants.

Des solutions existent donc pour lutter contre ce fléau quotidien. Nul doute que d’ici quelques années des mesures environnementales seront prises afin de protéger les quinze milles litres d’air que nous respirons par jour. Encore faut-il que le thème reste dans l’air du temps.

Crédit photo : wikipedia – Zhangweiwu
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