NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

La moitié des espèces de thon seraient aujourd’hui menacées d’extinction

La moitié des espèces de thon seraient aujourd’hui menacées d'extinction
Cinq espèces de thon sur huit figurent dans la liste rouge de l'UICN.

A quelques jours d’une conférence réunissant les Organisations régionales de gestion de la pêche (ORGP) en Californie, l’UICN (Union internationale de conservation de la nature) a publié une nouvelle étude alarmante. Celle-ci s’est concentrée sur les poissons les plus “intéressants” du point de vue commercial, c’est-à-dire les espèces les plus demandées et vendues à des prix élevés : les marlins, les espadons et la famille des scombridés (thons, maquereaux, bonites et thazards).

Sur les 61 espèces que comprend cette dernière, les deux tiers sont catégorisées comme “préoccupation mineure” (NDLR : le niveau le plus bas de la liste rouge de l’UICN), quatre espèces étant classées « quasi-menacées » et sept autres étant considérées « menacées ». Au nombre de huit, les espèces de thons présentent le plus grand danger d’extinction selon l’organisation, avec cinq espèces jugées menacées, à différents niveaux.

« En danger critique d’extinction », le thon rouge du Sud est celle qui suscite le plus d’inquiétudes, suivie du thon rouge du Nord (également appelé thon rouge de l’Atlantique), “en danger”. Particulièrement appréciées, ces espèces seraient « susceptibles de s’effondrer en raison de la pression de la surpêche continue ». « C’est déjà essentiellement le cas pour le thon rouge du Sud, avec peu d’espoir de rétablissement », a précisé le Dr. Kent Carpenter, co-auteur du rapport.

Ces taux de mortalité alarmants s’expliqueraient aussi par le fait que les espèces menacées d’extinction ne peuvent pas se régénérer aussi rapidement que d’autres, à espérances de vie plus courtes. Elles mettent en effet plus de temps à atteindre la maturité sexuelle et ne se reproduisent pas suffisamment pour assurer la pérennité des populations.

L’UICN préconise donc des mesures à la fois drastiques et rapides et estime que la façon la plus efficace de rétablir les stocks de thon rouge de façon durable serait de fermer temporairement leur pêche jusqu’à ce qu’ils aient atteint une stabilité suffisante. Une disposition qui se heurterait cependant à de nombreux vétos. « Les découvertes scientifiques ne doivent pas être laissées de côté dans le but de sauvegarder des profits à court terme. La vie marine et les emplois des générations futures sont en jeu », insiste Jean-Christophe Vié, directeur adjoint du Programme mondial de l’UICN sur les espèces.

La disparition de ces espèces porterait il est vrai atteinte à des ressources essentielles de nourritures futures mais surtout aux écosystèmes marins de manière générale. Une grande partie de la chaîne alimentaire aquatique dépend de la sauvegarde de ces prédateurs. Et la plupart des études scientifiques récentes s’accordent sur le fait que le temps presse.

Crédits photos : opencage / flickr - HuntFishGuide
Suivez toute l'actualité sur ce sujet et sur le développement durable avec le flux RSS

GD Star Rating
loading...

NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

  • acruz

    Aouch…

  • vtourisme

    Les hommes ne se rendent pas comptent qu’ils détruisent la planète …

  • tribenus

    je mapelle brandon thibault et je sui moche mais moche et on mapelle le thon rouge que  puije faire pour que sa s’arette doije aller dan la mer

  • Touriste

     Oui rien quand regardant ton facebook j’ai crut que je poisson était toi donc a mon avis tu ferait mieux de retournée dans la mer !