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La Grande-Bretagne passe une nouvelle couche de vert en vue des JO de 2012

La Grande-Bretagne passe une nouvelle couche de vert en vue des JO de 2012
Le site des Jeux Olympiques de Londres verra ses besoins de chauffage et de climatisation intégralement couverts par une centrale énergétique construite selon les préceptes du développement durable. Inaugurée avant-hier, elle a été financée par Cofely, une filiale de GDF Suez

La centrale énergétique inaugurée mercredi par le maire de Londres est une réussite technologique et environnementale à laquelle la France a participé.

L’inauguration d’ici moins de deux ans du pharaonique parc éolien offshore de London Array, temple du vent qui doit en termes de production et de capacité de production supplanter son compatriote du Thanet [NDLR : lequel voit son extension remise en cause depuis la défection du géant suédois des énergies renouvelables Vattenfall ], l’avait déjà prouvé : les autorités britanniques escomptent faire de la grand-messe du sport une vitrine de leurs desseins environnementaux et une manifestation aussi respectueuse que possible des standards du développement durable.

Un double objectif que l’abandon du projet de construction de la gigaturbine joliment baptisée « l’Ange de Leyton », une éolienne de cent trente mètres de haut qui devait délivrer 5 % de l’énergie consommée par le site, n’a pas remis en cause et qui se traduit aussi – entre autres – par l’utilisation d’armes recyclées (!) pour édifier le stade olympique.

« Cette centrale contribuera à faciliter la transition vers une économie peu carbonée »

En attendant la fin des travaux la nouvelle centrale énergétique du Parc olympique de Londres (King’s Yard) a été inaugurée avant-hier après deux années de travaux par le maire Boris Johnson, qui était notamment accompagné du PDG de GDF Suez Gérard Mestrallet. L’entreprise française a en effet, par l’intermédiaire de sa filiale Cofely, financé et assurera pour les quatre prochaines décennies la gestion de cette unité flambant neuve. Elle contribuera à atteindre le but énergétique fixé par l’ODA (Olympic Delivery Authority), à savoir une réduction de 50 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) sur le site, via un système de chauffage et de climatisation à partir de biomasse et de gaz naturel dernier cri. Celui-ci couvrira les besoins de chauffage et de climatisation de l’ensemble du Parc Olympique et est suffisamment puissant pour subvenir à ceux des futurs bâtiments et infrastructures dans un rayon de quinze kilomètres.

« Non seulement les Londoniens en bénéficieront en termes d’opportunités d’emplois et d’acquisition de nouvelles compétences, mais cette centrale contribuera également à faciliter la transition vers une économie peu carbonée », a commenté M. Johnson à propos de ce qui est à ce jour le plus important projet de ce type outre-Manche. Et l’édile d’ajouter : « C’est une fantastique réussite que les énergies du Parc Olympique soient produites sur le site ».

D’une capacité initiale de 46,5 mégawatts (MW) pour le chauffage et de seize MW pour la climatisation, dixit GDF Suez dans communiqué de presse, la nouvelle centrale est par ailleurs équipée de cinq tours de refroidissement et de deux générateurs d’eau chauffée  pesant chacun environ soixante tonnes.

Elle doit aussi rassurer les défenseurs de l’environnement britanniques, passablement préoccupés par les répercussions de la rigueur budgétaire sur les projets environnementaux lancés ou repris par le gouvernement de coalition. Celui-ci devra sans doute tirer un trait sur quelques-unes de ses intentions initiales. Ce qui ne veut pas dire qu’il a déjà renoncé à sa promesse d’être le plus « vert » de l’histoire de la Grande-Bretagne.

Crédit photo : Wikimedia Commons – supermoving
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  • hyper ecolo

    En espérant qu’ils se tiennent à leur projet!

  • alain b

    Personnellement ça ne me console pas du fait que Paris ne les ait pas eus. Nous n’en sommes plus là alors espérons en effet qu’ils s’y tiendront et que ces Jeux feront la part belle à l’écologie, qui est tout de même un pilier de l’olympisme, n’en déplaise au COJO de Sotchi…