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La Grande-Bretagne inaugure le nouveau temple du vent

La Grande-Bretagne inaugure le nouveau temple du vent
La Grande-Bretagne s'emploie désormais à exploiter au maximum son formidable potentiel énergétique marin. À la suite de l'inauguration au large des côtes du Thanet du plus grand parc éolien offshore du monde, elle peut désormais assouvir les besoins en électricité de toute l'Écosse grâce à la force du vent

En attendant l’ouverture du pharaonique complexe London Array, qui devrait être partiellement opérationnel avant les Jeux Olympiques de 2012, un autre « mégaparc » éolien offshore est entré en service jeudi en mer du Nord.

Construit par le groupe suédois Vattenfall, situé à douze kilomètres au large du district de Thanet (Kent), à l’est de la Grande-Bretagne, il est désormais le plus important au monde.

Fort d’une centaine d’unités de cent quinze mètres de haut (NDLR : Et dont l’espérance de vie a été estimée à un quart de siècle) et d’une capacité totale de trois cents mégawatts (MW) – soit environ cent de plus qu’Horns Rev II, parc danois inauguré en septembre 2009 et qui était jusque là le plus puissant de la planète – , il a nécessité sept cent quatre-vingt millions de livres d’investissements (environ neuf cent dix-huit millions d’euros) et peut alimenter en électricité l’équivalent d’une ville de deux cent mille habitants.

Son inauguration après deux années de travaux marque un tournant dans la politique de développement des énergies renouvelables entreprise par les autorités depuis plusieurs années et dont on a de bonnes raisons de croire que l’actuel gouvernement de coalition, qui semble particulièrement préoccupé par la hausse du thermomètre mondial, l’intensifiera.

Une étape supplémentaire dans le verdissement énergétique de la Grande-Bretagne

D’ici à l’installation de la totalité des trois cent quarante et une turbines qui doivent le constituer ce parc porte en tout cas la capacité de production de l’énergie éolienne en Grande-Bretagne à cinq gigawatts (GW), c’est-à-dire assez pour assurer les besoins énergétiques de l’ensemble des foyers écossais, a précisé le nouveau secrétaire à l’Énergie et au Réchauffement climatique Chris Huhne. Au train où vont les choses, il y a par ailleurs matière à penser que l’objectif national de 15 % d’électricité d’origine renouvelable à l’horizon 2020 sera atteint.

Actuellement à la traîne au niveau continental en termes d’utilisation des énergies « propres » – il occupe l’antépénultième place du classement établi par l’Union Européenne (UE) – , le pays met toutefois les bouchées quadruples pour rattraper son retard et exploiter pleinement son phénoménal potentiel éolien marin.

Les discussions semblent en revanche plutôt mal engagées en France. Le projet du parc éolien des Deux Côtes, au large des départements de la Seine-Maritime et de la Somme, suscite en effet de vives oppositions au sein des populations locales et dans les rangs des pêcheurs. Il en est de même en Bretagne, où la perspective d’une zone « turbinée » de soixante quinze kilomètres carrés à une (grosse) dizaine de kilomètres des côtes armoricaines est loin de faire l’unanimité.

« Nous nous trouvons dans la position exceptionnelle de pouvoir devenir un leader mondial dans cette industrie [...] Je crois fermement que nous devrions tirer profit au maximum de nos ressources éoliennes, marémotrices et marines », a commenté M. Huhne. Nos voisins britanniques se sont réveillés. À l’inverse il y a encore beaucoup d’endormis et de récalcitrants de l’autre côté du Channel.

Crédit photo : Flickr – Derek Oyen
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  • daniel d

    Bravo aux Brits.
    A noter quand même que l’installation se situe à 12 km au large, autant dire qu’elle est invisible depuis la côte…ce qui expliquerait qu’il y ait eu moins de réticences que du côté de Saint-Brieuc !