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La fronde de Greenpeace contre la nouvelle pomme de terre transgénique

La fronde de Greenpeace contre la nouvelle pomme de terre transgénique
La pomme de terre Amflora relance le débat sur les OGM en Europe

Les militants de Greenpeace se mobilisent pour protester contre la décision de la Commission Européenne d’autoriser la culture et la commercialisation d’Amflora. La nouvelle pomme de terre génétiquement modifiée n’en finit pas de faire des vagues.

Le 2 mars, pour la première fois depuis douze ans, Bruxelles a donné son feu vert à la culture d’un OGM. L’heureuse élue s’appelle Amflora. Développée par la firme agro-chimique allemande BASF, cette pomme de terre d’un nouveau genre, enrichie en amidon (plus précisément en amylopectine, un polymère qui provient de la modification de son patrimoine génétique) n’a pas vocation à être introduite dans les circuits de l’alimentation humaine. Elle devrait toutefois servir à nourrir des animaux d’élevage et être utilisée dans le domaine de l’industrie papetière pour la fabrication de papiers glacés, de bétons ou encore d’adhésifs. Selon Greenpeace, l’introduction d’OGM dans les circuits de l’alimentation animale pourrait en outre engendrer une contamination de l’alimentation humaine de l’ordre de 0,9 %.

Hostiles à la commercialisation de ce nouveau tubercule, les militants de l’association ont mené plusieurs actions en Suède et en Allemagne, où le nouvel OGM a été approuvé par les autorités. A Bütow (Allemagne), les opposants à la pomme de terre transgénique ont par exemple bloqué l’accès d’un entrepôt où étaient stockées 360 tonnes de semences d’Amflora destinées à être cultivées outre-Rhin et vraisemblablement en Suède, en République Tchèque et au Pays Bas.

Quels risques sanitaires ?

Face aux décisions de la Commissions Européenne, chaque Etat membre de l’UE qui le juge nécessaire  peut faire valoir une « clause de sauvegarde » pour protéger son environnement, la santé de ses citoyens et interdire l’importation et la culture d’OGM.

Greenpeace appelle la France à faire valoir ladite clause, estimant que ce tubercule génétiquement modifié « expose à un risque inacceptable pour la santé humaine, animale et pour l’environnement ». Une issue qui paraît envisageable dans la mesure où Paris a officiellement émis le souhait que plus aucun passe-droit ne soit accordé à des OGM. Tandis que l’approfondissement de l’expertise scientifique européenne est du point de vue français un préalable indispensable, l’Autriche, la Grèce, la Hongrie et le Luxembourg, eux, se sont d’ores et déjà opposés à l’introduction et à culture de l’Amflora.

L’association observe par ailleurs que cette pomme de terre contient des gènes étrangers qui, disséminés dans l’environnement, risquent d’augmenter la résistance de certaines bactéries aux antibiotiques.  Selon elle, la commercialisation d’Amflora n’a pas fait l’objet d’une évaluation appropriée des risques environnementaux. La commercialisation de cet OGM est à ses yeux contraire à l’esprit de la directive européenne 2001/18 de 2001 relative à la dissémination d’organismes génétiquement modifiés, aussi demande-t-elle son interdiction pure et simple. Etant donné l’opposition résolue de plusieurs membres de l’UE et plus largement les divisions que suscitent les OGM dans les cercles scientifiques, elle a quelques raisons d’espérer.

Crédit photo : Flickr - net efekt
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